Les banques mafieuses se gavent pendant que la crise se rapproche
Introduction : Économiste, historien de la dette et porte-parole du CADTM, Éric Toussaint décrypte la façon dont la finance privée a patiemment pris le pouvoir sur nos sociétés. Il décrit une mécanique d’irresponsabilité organisée, une impunité de classe et une crise majeure qui se prépare. Mais il refuse la fatalité : des solutions existent, à condition de cesser de parler la langue des banques… Elles servent d’abord à une chose : l’accumulation maximale de profits, au bénéfice d’un secteur qui vit de rente, de spéculation et de prise de risque. Il rappelle que le vrai criminel n’est pas tant celui qui braque une banque que le banquier lui-même. Cette phrase résume la thèse de l’entretien : la finance contemporaine s’est déconnectée de l’utilité sociale qu’elle revendique.