Introduction : En Seine-et-Marne, au coeur des terres agricoles de la Brie, le gouvernement veut construire le plus grand data center d’Europe. Présenté comme un fleuron de la souveraineté numérique française, le « Campus IA » promet surtout un magnifique désastre français : facture énergétique colossale, artificialisation des sols et une dépendance accrue aux capitaux étrangers. ..
La France pourrait ainsi être contrainte de choisir entre l’alimentation des centres de données et celle des transports ou du chauffage, ou de s’engager dans une politique de moratoire, comme en Irlande. Face à une explosion de la demande, les data centers y représentaient près de 20 % de la consommation électrique nationale en 2022, contraignant le gestionnaire du réseau irlandais EirGrid à tout simplement cesser de raccorder de nouveaux centres de données à Dublin, faute de capacité suffisante. Résultat : pour compenser, certains opérateurs se sont tournés vers des générateurs au gaz naturel, faisant bondir les émissions de CO2 du secteur…
inancé à hauteur de 50 milliards d’euros par un consortium composé de la banque publique d’investissement BpiFrance, de la première « licorne » française, Mistral AI, du géant américain Nvidia, leader de la production des processeurs graphiques indispensables à l’IA, mais surtout par MGX, un fonds d’investissement basé aux Émirats arabes unis à hauteur de 70 %, le projet est présenté comme une garantie de souveraineté numérique, ce qui justifie le soutien appuyé des politiques publiques.