Introduction : La définition est assez difficile à formuler. Il s’agit avant tout de mouvements de droite radicalisée voire d’extrême droite. Ils se basent à la fois sur un nationalisme identitaire et une démagogie récurrente. Ils critiquent généralement les élites en place, jouent sur leur défense du petit peuple, du pays-d’en-bas contre les élites, les dirigeants, le pays-d’en-haut. Ils se nourrissent des erreurs voire de l’arrogance des élites. Leur identitarisme fait qu’ils rejettent toute sorte d’immigration, cultivent la peur de l’autre, de l’altérité, de l’inclusivité, et sont volontiers machistes, misogynes, rétrogrades, anti-progressistes. Leur discours est souvent haineux, développant une phobie des boucs émissaires (généralement l’étranger). Géopolitiquement, cela se traduit notamment par la fascination pour des hommes de l’ordre, en particulier pour Vladimir Poutine, ou d’autres étrangers qui, pourtant, n’ont aucune volonté de défendre leur pays (celui des mouvements populistes en question). Leur nationalisme s’arrête donc aux intérêts exclusifs de pays comme la Russie voire l’Iran, la Chine ou encore l’Amérique de Donald Trump. Et évidemment, ils se présentent comme europhobes, s’attaquant à toute union permettant à leur pays d’être puissant face aux autres puissances mondiales. En fonction de la solidité des institutions, cela peut aussi se traduire, lorsqu’ils sont au pouvoir, par une remise en cause progressive de l’État de droit, une remise en question systématique du pluralisme de la presse, de l’indépendance de la justice, deux éléments nécessaires pour une démocratie vivante et apaisée. Les attaques actuelles contre l’audiovisuel public de l’extrême droite en France, au moyen d’une commission d’enquête dont elle a perverti complètement l’esprit, en sont aussi un symptôme.