Introduction : Le député insoumis Ugo Bernalicis a adressé au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, vendredi 10 avril, une question écrite portant sur des « révélations particulièrement préoccupantes entourant les circonstances de la mort » du militant néofasciste Quentin Deranque, « survenue à Lyon le 14 février dernier à la suite d’une rixe ».
L’élu rappelle que « d’après des éléments rendus publics par BFMTV, des agents du renseignement territorial étaient présents sur les lieux avant et après les faits », qu’ils ont « non seulement observé les protagonistes, mais également photographié les prémices de l’affrontement, notamment des individus en train de se munir de cagoules, gants et autres équipements laissant présager un passage à l’acte violent imminent ». Il demande : « Le fait, pour des agents de l’État, d’assister à des préparatifs manifestes d’une confrontation violente sans déclencher d’intervention ou d’alerte opérationnelle, est-il conforme aux obligations légales de prévention des troubles à l’ordre public ? »