Un rapport sur la souffrance psychique au travail enterré au Sénat par la droite et le centre
Introduction : Depuis le mois de février 2026, une mission d’information travaillait au Sénat sur le thème de la souffrance psychique au travail. Constituée à la demande du groupe RDSE, groupe constitué majoritairement de radicaux au Sénat, cette mission n’a pas pu rendre public son rapport, comme c’est pourtant l’habitude au Parlement. En effet, mercredi 8 juillet 2026, la majorité de la droite et du centre s’est opposée aux conclusions de la rapporteure Annick Girardin. Explications. … « Ce n’était pas un mauvais rapport », ajoute Pascale Gruny, « c’était un rapport orienté. […] Dans le rapport et les préconisations, il y avait peu de soutien pour les entreprises et les employeurs, qui sont eux-mêmes, quelquefois, en souffrance psychique et en véritable burn-out. »…. De son côté, la présidente socialiste de la mission d’information, Monique Lubin, s’étonne. « J’ai été un peu sidérée, franchement », explique-t-elle à publicsenat.fr, « c’est tout de même exceptionnel ! ». « Le sujet en lui-même et les préconisations ne comportaient pas d’aspérités telles que ça pouvait conduire à un rejet », selon Monique Lubin, qui ajoute : « certains qui étaient là au moment de la remise du rapport, mercredi après-midi, et qui se sont exprimés contre, clairement n’avaient participé à rien et pas lu le rapport ».