Introduction : Les nouvelles restrictions américaines sur certains modèles d’IA pour les étrangers poussent Siemens, Orange, Renault ou ChapsVision à revoir leur copie : pour réduire le risque politique et la facture, ces groupes combinent modèles américains, européens… et chinois, à condition qu’ils tournent sur des serveurs européens…
Le pivot discret vers les modèles chinois « open-weight » (c’est-à-dire dont les paramètres internes appris lors de l’entraînement, sont rendus accessibles publiquement) est sans doute le signal le plus dérangeant pour les capitales européennes. DeepSeek et Qwen, proposés en « open weight », permettent aux entreprises de télécharger les paramètres du modèle et de l’exécuter sur leurs propres serveurs. Aux yeux des services informatiques des entreprises, cela change tout : tant que les données ne sortent pas d’Europe et que l’exécution reste sous leur contrôle, le risque principal ne vient plus de Pékin, mais de la dépendance contractuelle à des API américaines soumises au droit extraterritorial.