Europes

Ursula von der Leyen concentre un peu plus ses pouvoirs au sein de la Commission européenne

Ursula von der Leyen concentre un peu plus ses pouvoirs au sein de la Commission européenne

Introduction : Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, ne cesse de renforcer sa mainmise sur l’exécutif européen. Une nouvelle mesure vient d’être adoptée en ce sens. Ce mercredi 14 juin, le média spécialisé Politico a pu se procurer un document interne à la Commission européenne. Celui-ci fait part de la décision – approuvée le 10 juin par les Commissaires européens – d’accueillir neuf nouveaux postes de direction au sein du Secrétariat général. Si son rôle est souvent méconnu, l’organe administratif est pourtant essentiel à Bruxelles.

Android : l’Europe veut obliger Google à vous permettre de désinstaller l’IA

Android : l’Europe veut obliger Google à vous permettre de désinstaller l’IA

Introduction : La FSFE a soumis une demande à la Commission européenne pour interdire le téléchargement automatique de composants IA sur Android sans consentement utilisateur. L’organisation réclame par ailleurs l’arrêt de la vérification d’identité obligatoire pour tous les développeurs Android afin de préserver l’interopérabilité et le logiciel libre.

Dix ans après le Brexit, les nations **celtes** du Royaume-Uni tentées par l'indépendance

Dix ans après le Brexit, les nations **celtes** du Royaume-Uni tentées par l'indépendance

Introduction : Il y a dix ans, les Britanniques votaient pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et aujourd’hui c’est le gouvernement britannique qui fait face aux tentations indépendantistes de nations souhaitant prendre leur distance avec l’Angleterre. C’est en 1707 que le traité d’Union entre les royaumes d’Angleterre et d’Écosse a donné naissance au Royaume-Uni. Cette union semble aujourd’hui bien fragile.

IA : les groupes européens se méfient de Washington… mais se tournent vers les modèles chinois

IA : les groupes européens se méfient de Washington… mais se tournent vers les modèles chinois

Introduction : Les nouvelles restrictions américaines sur certains modèles d’IA pour les étrangers poussent Siemens, Orange, Renault ou ChapsVision à revoir leur copie : pour réduire le risque politique et la facture, ces groupes combinent modèles américains, européens… et chinois, à condition qu’ils tournent sur des serveurs européens… Le pivot discret vers les modèles chinois « open-weight » (c’est-à-dire dont les paramètres internes appris lors de l’entraînement, sont rendus accessibles publiquement) est sans doute le signal le plus dérangeant pour les capitales européennes. DeepSeek et Qwen, proposés en « open weight », permettent aux entreprises de télécharger les paramètres du modèle et de l’exécuter sur leurs propres serveurs. Aux yeux des services informatiques des entreprises, cela change tout : tant que les données ne sortent pas d’Europe et que l’exécution reste sous leur contrôle, le risque principal ne vient plus de Pékin, mais de la dépendance contractuelle à des API américaines soumises au droit extraterritorial.

Souveraineté IA : Inria et le DFKI lancent un centre de recherche industriel franco-allemand

Souveraineté IA : Inria et le DFKI lancent un centre de recherche industriel franco-allemand

Introduction : A l’occasion du salon Vivatech à Paris, Inria et le DFKI (centre allemand de recherche en intelligence artificielle) ont officialisé la création d’un Centre de recherche franco-allemand sur l’IA. Signé en présence des ministres de la Recherche des deux nations, cet accord vise à structurer un acteur européen de premier plan capable de rivaliser sur l’échiquier mondial en fusionnant recherche de pointe et applications industrielles. L’objectif est clair : passer des déclarations d’intention à une structure permanente pour garantir la souveraineté numérique européenne.

L’Espagne, pionnière oubliée de la pensée économique mondiale

L’Espagne, pionnière oubliée de la pensée économique mondiale

Introduction : Plusieurs concepts fondamentaux du libéralisme économique, de la théorie monétaire moderne ou de l’analyse subjective de la valeur ont été formulés en Espagne bien avant l’émergence des grandes écoles britanniques ou autrichiennes — depuis l’Université de Salamanque au XVIe siècle jusqu’aux centres de recherche contemporains de Barcelone et de Madrid. L’École de Salamanque formule dès 1556 la première version cohérente de la théorie quantitative de la monnaie, et introduit une conception subjective de la valeur en avance de plusieurs siècles sur l’École autrichienne — une tradition intellectuelle longtemps éclipsée par les récits dominants de l’histoire économique européenne. De l’autarcie franquiste au miracle économique des années 1960, en passant par la peseta de 1868 et les réformes des Lumières, l’histoire de la pensée économique espagnole révèle une continuité remarquable : une réflexion constamment nourrie par les crises monétaires, les déséquilibres impériaux et les tensions entre ouverture internationale et protection nationale.

La France participe au « colonialisme chimique », en vendant des pesticides interdits chez elle

La France participe au « colonialisme chimique », en vendant des pesticides interdits chez elle

Introduction : Les luttes contre le chlordécone et l’agent orange manifesteront ensemble à Paris le 20 juin contre le « colonialisme chimique ». La géographe brésilienne Larissa Mies Bombardi, qui a forgé ce concept, décrypte cette « asymétrie » entre le Nord et le Sud global… Les pays de l’Union européenne, qui sont les plus grands producteurs et exportateurs mondiaux de pesticides et appliquent la législation la plus restrictive au monde — plus de 250 substances y sont interdites —, continuent d’exporter ces mêmes substances vers les pays du Sud, en particulier vers l’Amérique latine.

La Première ministre italienne craque, elle n’en peut plus de Donald Trump : « je suis choquée, comment le président des États-Unis peut-il se comporter ainsi »

La Première ministre italienne craque, elle n’en peut plus de Donald Trump : « je suis choquée, comment le président des États-Unis peut-il se comporter ainsi »

Introduction : Giorgia Meloni s’est directement adressée à Donald Trump sur ses réseaux sociaux. Dans une vidéo de 30 secondes, la Première ministre italienne a fait une réponse cinglante au président américain avec qui elle entretenait de bonnes relations autrefois. Malgré de nombreux pics reçus, c’est la première fois que la dirigeante s’adresse ainsi au locataire de la Maison-Blanche.

W Social, le réseau social européen et open source qui ne l’était pas vraiment

W Social, le réseau social européen et open source qui ne l’était pas vraiment

Introduction : Censé être un grand jour pour l’internet européen, le 17 juin dernier a pris des airs de farce. Le lancement de W, le réseau social européen, a tourné au vinaigre quand des internautes l’ont accusé de ne pas vraiment être open source comme promis… En effet, le dépôt hébergeant le code source d’une partie du site a été tout bonnement supprimé avant son lancement. La dernière trace visible date de mars dernier, mais, depuis, ce dernier a disparu de la surface du web, sans que l’entreprise derrière ou que la Commission européenne ne communique sur le sujet ou sur l’existence d’un autre dépôt quelque part sur le web. Dans les faits donc, « la Commission européenne a migré d’une plateforme open source (Bluesky) vers une plateforme propriétaire (W Social) », détaille une source s’étant livrée à Elena Rossini.

La crise des compétences numériques n'est pas un problème de recrutement, c'est un problème de capacités

La crise des compétences numériques n'est pas un problème de recrutement, c'est un problème de capacités

Introduction : L’IA amplifie la pénurie de talents numériques et touche tous les métiers. Face à ce défi, les entreprises doivent miser sur leurs collaborateurs existants plutôt que sur le seul recrutement… Les dispositifs nationaux ne suffiront toutefois pas à combler le déficit. La résilience numérique se construit, en définitive, au sein des entreprises elles-mêmes, à travers la façon dont les compétences sont développées, partagées et mises en pratique. L’investissement technologique et l’investissement dans la formation des collaborateurs sont indissociables : sans les compétences adéquates, même les systèmes d’IA les plus avancés peinent à produire de la valeur opérationnelle.

Malgré ses bonnes intentions, la Commission européenne rate l'occasion de défendre une véritable priorité au logiciel libre

Malgré ses bonnes intentions, la Commission européenne rate l'occasion de défendre une véritable priorité au logiciel libre

Introduction : Le 3 juin 2026, la Commission européenne a publié son Tech Sovereignty Package (un ensemble de textes pour « la souveraineté technologique européenne »). Celui-ci inclut notamment un volet « stratégie open source ». Si, sur un certain nombre de points, la Commission dresse un état des lieux assez juste des enjeux et des freins à lever pour permettre une démocratisation des logiciels libres, notamment par une prise en compte de leurs « écosystèmes », elle ne semble malheureusement pas prête à en tirer les conclusions nécessaires, se refusant de défendre un véritable principe normatif de priorité au logiciel libre et aux formats ouverts dans le secteur public.