États-Unis

Donald Trump au Mont Rushmore : « Le communisme est l’ennemi » — Discours intégral du 3 juillet 2026

Donald Trump au Mont Rushmore : « Le communisme est l’ennemi » — Discours intégral du 3 juillet 2026

Introduction : À la veille du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, Donald Trump a prononcé, le 3 juillet 2026, un discours d’une heure au pied du Mont Rushmore, dans le Dakota du Sud. Long éloge patriotique de l’histoire des États-Unis, le discours érige le communisme en « menace mortelle » et en « ennemi » du 4 juillet 1776, tout en appelant à la mobilisation pour les élections de mi-mandat. Promesse d’un « âge d’or » à venir : Conflits en publie la traduction française intégrale et non officielle.

Donald Trump et l'emprise des religieux pentecôtistes : les États-Unis en marche vers la théocratie ?

Donald Trump et l'emprise des religieux pentecôtistes : les États-Unis en marche vers la théocratie ?

Introduction : Pour justifier la guerre lancée contre l’Iran, le secrétaire d’Etat (ministre des affaires étrangères) de Donald Trump a invoqué le caractère théocratique du régime iranien. On peut penser qu’il devrait d’abord balayer devant sa porte, étant donné la place centrale que prend désormais la religion dans la politique des Etats-Unis. Le dernier livre du théologien québécois André Gagné offre un éclairage indispensable… et fort inquiétant, nous dit l’historien Joël Schnapp.

Les marchés vivent dans le mensonge... le retour à la réalité va faire mal !

Les marchés vivent dans le mensonge... le retour à la réalité va faire mal !

Introduction : Analyste financier formé sur les marchés à terme parisiens au milieu des années 80, devenu chroniqueur macroéconomique, Philippe Béchade s’est fait une spécialité de débusquer ce que le consensus refuse de voir. Rédacteur en chef de la Chronique Agora et de La Bourse au Quotidien, il livre à Olivier Berruyer pour Élucid un décryptage sans concession d’un système financier qui ne tient plus que par la parole : celle de Donald Trump, celle des banques centrales, celle des grands gérants d’actifs. Un monde où le prix des choses ne signifie plus rien, et où la facture, elle, atterrit toujours dans les mêmes poches…. Derrière ces marchés en apesanteur, une poignée de gérants d’actifs pèse désormais plus lourd que des économies entières. BlackRock et Vanguard absorbent les émissions de dette des États, et « le vrai décideur, évidemment, c’est celui qui vous prête de l’argent ». D’où les visites régulières du patron de BlackRock à l’Élysée, où l’on discute retraites et déficits. Les discours politiques alarmistes sur la dette peuvent bien se succéder : tant que le créancier estime que l’État français dispose du meilleur outil au monde pour aller chercher l’argent dans la poche des contribuables, la machine continue de tourner.

Pourquoi des milliardaires financent-ils le plan de Trump visant à offrir 1 000 dollars d’épargne aux nouveau-nés américains

Pourquoi des milliardaires financent-ils le plan de Trump visant à offrir 1 000 dollars d’épargne aux nouveau-nés américains

Introduction : L’administration Trump lance les « Trump Accounts », des comptes d’investissement censés donner aux enfants américains une 1re exposition aux marchés financiers. Derrière les 1 000 dollars promis aux enfants nés entre 2025 et 2028, le programme attire déjà de grands patrons et philanthropes, comme Michael Dell et Gwynne Shotwell.

Trump au Mont Rushmore : « L’âge d’or ne fait que commencer ». Décryptage du discours des 250 ans

Trump au Mont Rushmore : « L’âge d’or ne fait que commencer ». Décryptage du discours des 250 ans

Introduction : À la veille du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, Donald Trump a prononcé un discours d’une heure au pied du Mont Rushmore. Un discours qui pose le communisme comme « ennemi mortel », célèbre l’exception américaine, et prépare le terrain pour les élections de mi-mandat de novembre. Analyse des cinq idées à retenir avant la lecture du texte intégral… Cette redéfinition de ce qu’est être américain, anglophone, croyant, méritocratique, patriote sans réserve, est l’un des enjeux culturels les plus structurants du second mandat trumpien.

Comment l’Espagne a contribué à faire naître les États-Unis d’Amérique avant d’en devenir une des premières victimes

Comment l’Espagne a contribué à faire naître les États-Unis d’Amérique avant d’en devenir une des premières victimes

Introduction : Le récit fondateur américain oppose treize colonies et la Couronne britannique, avec la France en renfort. Il oublie un acteur décisif : l’Espagne de Charles III. Armes clandestines, millions de pesos, campagnes de Bernardo de Gálvez sur le Mississippi, Grand Siège de Gibraltar, or de La Havane pour Yorktown : Madrid contribua à démanteler la puissance britannique à l’échelle mondiale. Alliée indispensable jamais reconnue, puis rivale sur le Mississippi et les Florides, l’Espagne finit victime de la puissance qu’elle avait aidé à naître — jusqu’au désastre de 1898.

Gobineau, le retour : quand l’extrême droite ressuscite le racisme biologique

Gobineau, le retour : quand l’extrême droite ressuscite le racisme biologique

Introduction : Une carte des quotients intellectuels (QI) censée démontrer la supériorité de certaines catégories raciales ; un essayiste prônant une politique de ségrégation à l’encontre des personnes issues de l’immigration extra-européenne ; une influenceuse d’extrême droite se demandant si la « nature » des Noirs et des Arabes ne serait pas d’être des agresseurs sexuels : le racisme biologique du XIXe siècle, que l’on croyait relégué aux poubelles de l’Histoire après avoir justifié l’entreprise de colonisation et produit plusieurs génocides au XXe siècle, n’a pas disparu et fait même aujourd’hui, à la faveur de l’extrême droitisation des champs politique et médiatique, un visible — et inquiétant — retour.

Pourquoi les cancers explosent-ils chez les moins de 50 ans ? Une étude pointe un vieillissement accéléré

Pourquoi les cancers explosent-ils chez les moins de 50 ans ? Une étude pointe un vieillissement accéléré

Introduction : Les jeunes générations vieilliraient biologiquement plus rapidement que les précédentes, ce qui pourrait expliquer l’augmentation des taux de cancer chez les moins de 50 ans, selon une étude. Alors que le cancer était pendant des décennies considéré comme une maladie affectant principalement les personnes âgées, une hausse inquiétante est constatée chez les personnes âgées de 20 à 50 ans. Cela pourrait être associé aux effets cumulatifs d’un vieillissement biologique accéléré.

Quand le directeur du FBI oublie de déclarer un investissement à 6 chiffres dans Strategy

Quand le directeur du FBI oublie de déclarer un investissement à 6 chiffres dans Strategy

Introduction : Alors que le STOCK Act rend la déclaration des investissements supérieurs à 1 000 dollars obligatoire pour tous les membres du gouvernement américain, le directeur du FBI a oublié de mentionner un achat d’actions MSTR de Strategy à 6 chiffres. Une omission qui fait tâche, alors que l’entreprise gère des contrats à plusieurs millions de dollars avec le ministère de la Justice, dont le FBI fait partie…

Margaret Thatcher : l’invention du populisme néolibéral

Margaret Thatcher : l’invention du populisme néolibéral

Introduction : L’album se referme sur ce constat amer : une personnalité sans envergure intellectuelle, portée par une foi aveugle en un modèle économique qui ruine ses propres électeurs, nourrie de mépris pour son peuple, peut transformer un pays de manière irréversible jusqu’à en détruire tous les fondements collectifs. Le Royaume-Uni de 2025 ne s’en est toujours pas remis : ses inégalités gigantesques, ses services publics exsangues et son rapport toxique à l’Europe, sont en grande partie l’œuvre de Thatcher. Au-delà du Royaume-Uni, les leaders populistes d’aujourd’hui, de Donald Trump à Jordan Bardella en passant par Nigel Farage, ont en partage l’héritage politique de Margaret Thatcher, qui aura contribué à précipiter le monde dans une ère de défiance et de démagogie, en glorifiant l’entreprise privée et en s’attaquant à l’État et aux services publics, accusés de tous les maux.

Proche Orient, extension du domaine de la désinformation

Proche Orient, extension du domaine de la désinformation

Introduction : L’on peut observer plusieurs mécanismes récurrents. Le porte-parole de l’armée israélienne et l’ambassadeur d’Israël sont reçus avec déférence, rarement contredits, là où les responsables politiques critiques envers Israël étaient soumis à un feu roulant de questions. Les journalistes qui osent remettre en cause le discours officiel sont exposés à de fortes attaques, parfois jusqu’à risquer leur poste. Un stagiaire a même été renvoyé pour avoir évoqué côte à côte les otages israéliens et les prisonniers palestiniens.

Diego Garcia, l’île arrachée à ses habitants

Diego Garcia, l’île arrachée à ses habitants

Introduction : Le but est limpide : conserver une emprise stratégique et la louer à l’allié américain, qui cherche alors une base au cœur de l’océan Indien. Restait un obstacle : les habitants. Entre 1968 et 1973, Londres a tout simplement déporté l’ensemble de la population chagossienne — un à deux milliers de personnes installées là depuis des générations — vers Maurice et les Seychelles, à des milliers de kilomètres. On a abattu leurs animaux domestiques, on les a entassés sur des bateaux, on les a abandonnés sur des quais étrangers, sans ressources ni perspective de retour. Le territoire a été vidé de ses habitants pour qu’aucune revendication humaine ne vienne troubler la quiétude de la base. Pendant un demi-siècle, les Chagossiens ont mené un combat juridique acharné pour obtenir le droit de rentrer chez eux. En vain.

Sous la pression américaine, le Honduras prend ses distances avec la Chine

Sous la pression américaine, le Honduras prend ses distances avec la Chine

Introduction : Trois ans après avoir tourné le dos à Taïwan pour se rapprocher de la Chine, le Honduras s’interroge sur les bénéfices de ce choix stratégique. Alors que Donald Trump pousse une partie de l’Amérique centrale à prendre ses distances avec Pékin, Tegucigalpa se trouve au cœur d’un nouvel épisode de la rivalité sino-américaine.

Comment un accord minier entre les États-Unis et le Kazakhstan profite au clan Trump

Comment un accord minier entre les États-Unis et le Kazakhstan profite au clan Trump

Introduction : Présenté comme une victoire stratégique pour desserrer l’étau chinois sur les minerais critiques, un accord minier avec le Kazakhstan pourrait aussi rapporter gros dans l’entourage de Donald Trump. Selon une enquête du “New York Times”, le document signé autour d’un vaste gisement de tungstène pourrait profiter aux fils du président américain ainsi qu’à la famille d’Le Kazakhstan n’est qu’un cas parmi d’autres. Le New York Times a identifié 14 entreprises actives dans les minerais critiques en relation avec l’État fédéral américain, et liées soit à Cantor Fitzgerald, soit à la famille Trump. Toutes ont reçu des offres d’aide financière de l’administration Trump ou ont des demandes de permis en cours devant le ministère du Commerce. Au total, plus de 8,9 milliards de dollars (environ 8 milliards d’euros) de financements publics ont été accordés ou sont envisagés.Howard Lutnick, son ministre du Commerce….

La Cour suprême américaine autorise Donald Trump à couper les têtes dans l’administration, à l’exception de la Fed

La Cour suprême américaine autorise Donald Trump à couper les têtes dans l’administration, à l’exception de la Fed

Introduction : Donald Trump peut licencier à sa guise les directeurs d’agences fédérales, mais son pouvoir s’arrête aux frontières de la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale). A travers deux décisions, rendues lundi 29 juin, l’une favorable à la Maison Blanche et l’autre non, la plus haute juridiction du pays, à majorité conservatrice, a tout à la fois validé la stratégie présidentielle de politisation de l’administration, tout en dessinant une exception pour la Fed, pilier du système financier américain.

Polestar banni des États-Unis : la décision radicale qui secoue l’automobile

Polestar banni des États-Unis : la décision radicale qui secoue l’automobile

Introduction : Parmi les points d’attention qui auraient eu les faveurs du gouvernement Trump, on notera une production locale du SUV Polestar 3, assemblé en Caroline du Sud. Cet immense effort n’aura visiblement pas suffi, le Bureau de l’industrie et de la sécurité ayant refusé d’accorder à la marque l’autorisation de vendre ses modèles aux États-Unis à partir de 2027. Cette décision a été appliquée sous une règle bien précise remontant à janvier 2025. Derrière le bannissement, la crainte de l’espionnage technologique

Cette dernière devait officiellement priver d’accès aux États-Unis les véhicules connectés ayant un « lien suffisant » avec la Chine ou la Russie. Deux types d’interdictions entreront alors en vigueur. Celles concernant les logiciels seront les premières à s’appliquer, en étant effectives dès 2027. Les restrictions matérielles, elles, arriveront légèrement en décalé, avec une application prévue pour 2030. Voitures connectées : l’interdiction qui paralyse tout le véhicule

Elles couvrent une large partie de l’électronique embarquée des véhicules : systèmes télématiques, caméras, microphones, navigation, Bluetooth, modules cellulaires et conduite autonome. Puisque l’immense partie de ces éléments se retrouvent dans les voitures modernes, autant dire sans détours que ce sont les modèles qui sont concernés dans leur entièreté ! Et cela prend effet sur tous les types de motorisations, évidemment.
Sécurité vs emploi : le paradoxe qui révolte les salariés

Officiellement, cette règle vise à protéger les consommateurs américains face au risque de la collecte des données. Puisque c’est le géant chinois Geely qui détient Polestar en majorité, cette réglementation s’applique sur-le-champ, qu’importe le lieu de production des véhicules. Inutile de dire que les salariés produisant le Polestar 3 à l’usine Volvo de Charleston l’ont en travers de la gorge… Pourquoi Volvo échappe au couperet alors que Polestar est sacrifié ?

Ce qu’ils trouveront encore plus incompréhensible, c’est que Volvo, qui appartient également à Geely, peut paisiblement continuer à faire son commerce aux États-Unis. Pour quelle raison ? Volvo opère en tant que constructeur automobile coté en bourse, mieux reconnu historiquement, et avec une meilleure présence aux États-Unis. Polestar, de son côté, peut facilement être confondu avec ces nouvelles marques chinoises vues comme des parasites. Quel avenir pour Polestar loin du marché américain ?

Pour limiter la casse, Polestar mise alors sur l’Europe, où le territoire représente près de 80 % de ses ventes. En prenant du recul, on constatera même que 94 % de ses ventes ont lieu en dehors des États-Unis. Une maigre perte, donc. Michael Lohscheller, le PDG de Polestar, confirme la bascule, en ajoutant que « l’industrie automobile entre dans une nouvelle phase, fondée sur des dynamiques régionales » avec l’Europe pour « principal moteur de croissance ».

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Source : Electrek automobile Polestar Voiture électrique Thomas Kim Sur le même sujet

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Dans l’Idaho, la nouvelle génération de réacteurs nucléaires américains devient réalité

Dans l’Idaho, la nouvelle génération de réacteurs nucléaires américains devient réalité

Introduction : Sur le site de l’Idaho National Laboratory, plusieurs start-up ont fait diverger leurs petits réacteurs nucléaires de nouvelle génération (SMR) — une première aux États-Unis depuis près d’un demi-siècle. Portée par des milliards de capitaux privés et publics, la « renaissance » nucléaire a été initiée par Donald Trump et poursuivie par Joe Biden, sous la pression de la guerre en Ukraine et de la voracité électrique de l’IA. Premiers clients visés : l’armée et les centres de données. Washington y voit un levier d’indépendance énergétique et, à terme, d’« exportations américaines massives » — la Chine étant le seul autre pays à disposer d’un SMR opérationnel.