Introduction : Ces ZEDE sont un projet de Praxis, une start-up financée par des milliardaires du secteur technologique qui vise à créer des cités-États libertariennes afin de « restaurer la civilisation occidentale. » Les ZEDE sont autorisées à avoir leur propre gouvernement, leur propre force de police, leurs propres tribunaux et leurs propres lois, de plus les impôts collectés ne seraient pas versés au gouvernement hondurien, mais aux ZEDE elles-mêmes. Les ZEDE sont le rêve de tout milliardaire du secteur technologique : pouvoir illimité, utopie technologique et accumulation de ressources, et de plus, leur gouvernement en est dirigé par l’IA et la cryptomonnaie en est la principale monnaie…
Les ZEDE incarnent le néocolonialisme des milliardaires de la technologie. Ils s’emparent des terres, des ressources et de la main-d’œuvre honduriennes pour bâtir des empires à leur mesure leur permettant d’échapper aux protections constitutionnelles, aux obligations gouvernementales, voire à la protection des droits humains…
En décembre 2025, le Honduras a connu une élection présidentielle complètement entachée par l’intervention des États-Unis, via le soutien public de Donald Trump au candidat du Parti nationaliste de droite, Nasry Asfura, ainsi que par ses menaces de réduire l’aide américaine au Honduras si un autre candidat gagnait. Les liens entre les intérêts particuliers de Trump, de ses amis milliardaires du secteur technologique et des ZEDE sont évidents, et Nasry s’impose comme le champion qui exécutera les ordres de Trump et de Thiel au détriment de la vie et des droits du peuple hondurien…
Le vol de terres et de ressources, la surveillance de masse et la collecte illimitée de données : dans ses projets favoris, Thiel considère les immigrants et les personnes racisées comme jetables. Nous sommes seulement une ressource de plus qu’ils sont prêts à exploiter, qu’il s’agisse de nos terres, de notre travail, de nos données ou de nos propres vies. Alors que les centres de données engloutissent des ressources sous forme d’eau potable et d’énergie, les technologies qu’ils abritent exploitent les gens racisés, que ce soit par le biais d’une technologie de reconnaissance faciale biaisée ou d’une technologie de police prédictive qui tente de nous criminaliser.