Europes

Au-delà de sa gratuité, l’open source est devenu un impératif stratégique et un vecteur de responsabilité

Au-delà de sa gratuité, l’open source est devenu un impératif stratégique et un vecteur de responsabilité

Introduction : L’open source a longtemps été synonyme d’accès sans entrave et sans coût aux technologies les plus innovantes. Ce paradigme a servi de moteur à l’innovation numérique à l’échelle mondiale, favorisant la naissance des leaders du Web tout en levant les barrières de l’accès au code. Désormais, le paysage législatif européen, marqué par la loi sur la cyber-résilience et le règlement sur l’IA, impose une nouvelle réalité opérationnelle. Ce durcissement réglementaire contraint les entreprises à repenser en profondeur leurs processus d’acquisition et de gestion du cycle de vie de leurs technologies, qu’il s’agisse de logiciels classiques ou de systèmes d’IA.

L'ex-ministre ukrainien Mykhaïlo Fedorov, critique de Volodymyr Zelensky, devient conseiller à la défense en Italie

L'ex-ministre ukrainien Mykhaïlo Fedorov, critique de Volodymyr Zelensky, devient conseiller à la défense en Italie

Introduction : Mykhaïlo Fedorov avait été limogé après être entré en conflit avec le commandant de l’armée ukrainienne. .. Il a ensuite ouvertement défié le président Zelensky en multipliant les interventions publiques pour dénoncer la corruption et la “culture du mensonge” en Ukraine. Il a aussi appelé à organiser des élections en Ukraine, alors que la loi martiale instaurée après l’invasion russe de 2022 empêche tout scrutin. Un appel rejeté par Volodymyr Zelensky.

Smartphone « écologique » : l’Europe veut mettre un terme au « greenwashing » des entreprises tech

Smartphone « écologique » : l’Europe veut mettre un terme au « greenwashing » des entreprises tech

Introduction : À partir du 27 septembre prochain, l’Union européenne mettra en œuvre la directive (UE) 2024/825. Son objectif : mettre un terme au greenwashing pratiqué par certaines entreprises tech. Pour les entreprises qui vendent leurs produits en Europe, cela implique de faire preuve de davantage de prudence quant aux slogans publicitaires utilisés.

Espagne, Italie, Portugal : une croissance par habitant digne du XIXe siècle

Espagne, Italie, Portugal : une croissance par habitant digne du XIXe siècle

Introduction : À l’échelle d’une vie humaine, on a donc l’impression de vivre une « panne » de la croissance, et les responsables politiques baratinent sans cesse la population, promettant le « retour de la croissance » pour peu qu’on les élise. Bien entendu, ceci n’arrive jamais, pour la simple et bonne raison que la croissance a retrouvé son très bas niveau historique. « L’anomalie », c’était les Trente Glorieuses. Tout ceci serait sans doute de bon augure pour la planète. Mais pour que cela soit également bon pour les citoyens, il conviendrait de réorganiser en profondeur l’économie, afin de conserver notre prospérité avec une croissance bien plus faible que par le passé, au lieu de la masquer, année après année, derrière les statistiques flatteuses de la démographie importée. Les pays du sud de l’Europe ont dix ans d’avance sur ce débat. Encore faudrait-il qu’ils acceptent de l’ouvrir. Et nous aussi.

L’Europe va défier Starlink en utilisant des satellites “VLEO” qui “respirent”

L’Europe va défier Starlink en utilisant des satellites “VLEO” qui “respirent”

Introduction : Starlink a révolutionné la connexion par satellite grâce aux LEO. Une startup européenne a trouvé un moyen d’exploiter des satellites VLEO qui seront encore plus proches de la Terre…. De son côté, la startup espagnole Kreios Space compte faire voler des satellites encore plus bas. La technologie doit encore être testée. Mais si celle-ci fait ses preuves, elle permettrait à Kreios de mettre des satellites en orbite terrestre très basse ou “VLEO”, à une distance de 200 kilomètres de la Terre (contre une altitude de plus de 300 km pour les satellites Direct to cell de Starlink).

À Ceuta, le grand bal des hypocrites

À Ceuta, le grand bal des hypocrites

Introduction : L’épisode de l’arrivée massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta a laissé derrière lui un goût particulièrement amer, constate le quotidien madrilène “El País”. Du Maroc à l’Espagne, jusqu’à l’Union européenne, toutes les parties en jeu ont fait preuve d’hypocrisie, et tout le monde sort finalement affaibli de cette affaire… Comme le veut l’opacité habituelle d’un régime autoritaire, les communications officielles ont été partiales et en décalage avec la réalité des faits. Le summum de l’hypocrisie a été atteint quand le Maroc a déclaré garantir qu’il resterait un partenaire “loyal et responsable”… Y a-t-il un lien direct entre la régularisation et l’entrée massive de migrants dans Ceuta ? Non, a reconnu le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations, Magnus Brunner. Y a-t-il un risque de déplacement notoire des personnes arrivées à Ceuta vers d’autres pays ? Non. Y a-t-il des risques notables en matière de sécurité ? Rien de rationnel ne le laisse entendre. Alors comment expliquer cette mascarade sur Schengen ? Elle tient à des calculs politiques inavoués : surfer sur la vague de l’intransigeance migratoire pour engranger des votes et ébranler un gouvernement, celui de Sánchez, qui se démarque de certains consensus et agace parfois pour cette raison. … Le festival des hypocrisies déclenché par la crise de Ceuta démontre deux choses. Tout d’abord, le gouvernement de Pedro Sánchez s’est positionné du bon côté de l’histoire sur des questions fondamentales telles que Gaza ou l’Iran, de sorte qu’il est vu d’un bon œil dans les pays des Suds, mais il est objectivement très marginalisé en Europe. Ensuite, l’Europe, au lieu de serrer les rangs, a une tendance suicidaire à se diviser.

Ceuta, la frontière de la honte : ce qu'il s'est vraiment passé

Ceuta, la frontière de la honte : ce qu'il s'est vraiment passé

Introduction : Les images ne vous ont sûrement pas échappé, celles de dizaines de milliers de personnes affluant vers l’enclave espagnole de Ceuta, situé en territoire marocain, proche du détroit de Gibraltar. Et comme bien souvent, trop souvent, cette situation aura conduit 77 exilés vers la mort… Une très large partie a été renvoyée vers les Maroc. L’extrême-droite, jamais les derniers dès qu’il faut faire de la récupération politique, en a profité pour fustiger le gouvernement social-démocrate de Pedro Sanchez. L’espace Schengen a lui aussi été mis en cause (alors que Ceuta obéit déjà à des règles particulières, mais bon…). Le Maroc a aussi été pointé du doigt par l’Union Européenne et l’Espagne. Comment analyser une vague migratoire si soudaine ? A qui ou à quoi l’attribuer ? Que dire de la gestion européenne et espagnole de cette crise ?