États-Unis/Occident

L’ambassadeur américain en Israël valide l’idée d’un “Grand Israël” du Nil à l’Euphrate

L’ambassadeur américain en Israël valide l’idée d’un “Grand Israël” du Nil à l’Euphrate

Introduction : Les déclarations de Mike Huckabee, selon lesquelles Israël correspond à une “promesse de Dieu à Abraham”, sont vivement critiquées par les gouvernements arabes. Elles ravivent “toutes les peurs” qu’inspire le sionisme dans la région, note la presse israélienne. Et heurtent de plein fouet les démarches destinées à conduire les pays arabes à normaliser leurs relations avec Tel-Aviv, souligne la presse arabe… Mike Huckabee s’est exprimé, vendredi 20 février, dans le cadre d’un entretien avec Tucker Carlson, journaliste et désormais influenceur à la droite de la droite de Maga (“Make America great again”). Il a affirmé qu’Israël disposait d’un “droit biblique” qui “remonte à trois mille huit cents années, au temps d’Abraham”. Quand le journaliste lui fait remarquer que le territoire dont il est question dans l’Ancien Testament “va du Nil [en Égypte] à l’Euphrate [en Irak], ce qui représente grosso modo l’ensemble du Moyen-Orient”, Mike Huckabee lui répond que cela ne “poserait pas de problème” si Israël prenait possession de l’entièreté de ce territoire.

Pourquoi les États-Unis en veulent-ils autant, et depuis si longtemps, à Cuba?

Pourquoi les États-Unis en veulent-ils autant, et depuis si longtemps, à Cuba?

Introduction : Géographiquement, Cuba n’est située qu’à 150 petits kilomètres des côtes de la Floride. Un Paris-Reims. Avoir un ennemi aussi proche, c’est une chose. Mais ce n’est pas n’importe quel ennemi: c’est un ennemi communiste, relais des Soviétiques, principal rival américain à une époque marquée par la guerre froide. Cuba est donc, pour les États-Unis, une menace stratégique, un point d’ancrage militaire pour Moscou, mais aussi une menace idéologique. Le communisme est la bête noire d’une Amérique basée sur le libéralisme; le capitalisme américain est profondément marqué par le maccarthysme. S’ajoute le fait que le régime cubain tente d’exporter la révolution en soutenant des guérillas en Amérique latine. Là encore, ce n’est pas du goût de Washington, qui appuie plusieurs dictatures anticommunistes dans la région. Cuba rassemble donc tout ce que détestent les États-Unis: une sorte de gros caillou avec un chapeau rouge dans sa chaussure. Une figure de l’anti-impérialisme américain, à une poignée de kilomètres de ses côtes.

Elon Musk : le petit « génie » de la Tech n’est-il en réalité qu’une grosse imposture ?

Elon Musk : le petit « génie » de la Tech n’est-il en réalité qu’une grosse imposture ?

Introduction : La construction de son empire ne fut pas un long fleuve tranquille…. Signalons d’emblée que l’homme d’affaires n’est pas vraiment un “self-made man”, puisqu’il est issu d’une famille aisée sud-africaine. Son père Errol est connu pour avoir fait fortune dans le commerce d’émeraudes, et Elon, lui-même a décrit son enfance par ces mots : « On avait tellement d’argent qu’on n’arrivait même plus à fermer le coffre-fort »…. Elon Musk a pris l’habitude de dénoncer les dépenses indues de l’état fédéral américain et s’est même donné pour mission de tailler à la tronçonneuse dans le budget. Mais l’homme d’affaires a aussi souvent bénéficié de l’argent public pour faire fructifier ses business. C’est notamment le cas en 2008 lorsque le Département de l’Énergie américain accorde un prêt de 465 millions d’euros à Tesla et le sauve d’une faillite imminente… Et il en va même pour ses autres compagnies. D’après une analyse menée par le Los Angeles Times, Tesla, Solar City, et SpaceX ont empoché près de 5 milliards de dollars d’aides publiques cumulées dès 2015. Plus récemment, le Washington Post estimait que SpaceX et Tesla ont récupéré 38 milliards d’aides et de contrats en 20 ans. L’image de l’entrepreneur qui construit son empire tout seul et fait face à la bureaucratie gouvernementale en prend un grand coup !

Les États-Unis et l’Agence internationale de l’énergie au bord de la rupture

Les États-Unis et l’Agence internationale de l’énergie au bord de la rupture

Introduction : DÉCRYPTAGE. Lors d’une visite à Paris cette semaine, le secrétaire américain à l’Énergie a lancé un ultimatum à l’AIE : abandonner ses travaux sur la neutralité carbone ou voir les États-Unis se retirer de l’organisation… Le haut représentant a rappelé que l’agence, fondée en 1974 dans le giron de l’OCDE, n’a qu’une seule mission : « l’honnêteté énergétique », « l’accès à l’énergie » et « la sécurité énergétique ». Cette position radicale n’est pas surprenante de la part de l’administration Trump, ouvertement climatosceptique et pro énergies fossiles. La suppression, en 2025, des subventions destinées aux entreprises d’énergies renouvelables ou de mobilité verte aux États-Unis en est la preuve. Le fleuron automobile Tesla en a d’ailleurs pâti.

Un « nutri-score » pour les réseaux sociaux : Meta, Snap et TikTok acceptent une évaluation indépendante

Un « nutri-score » pour les réseaux sociaux : Meta, Snap et TikTok acceptent une évaluation indépendante

Introduction : Alors que la pression réglementaire s’intensifie autour de la protection des mineurs en ligne, plusieurs géants des réseaux sociaux acceptent désormais de se soumettre à une évaluation externe de leurs pratiques. Une initiative qui intervient dans un climat de défiance croissante à l’égard des plateformes, accusées de ne pas en faire assez pour préserver la santé mentale des adolescents.

Les États-Unis relancent l’enrichissement d’uranium sur leur territoire avec l’appui partiel de partenaires français

Les États-Unis relancent l’enrichissement d’uranium sur leur territoire avec l’appui partiel de partenaires français

Introduction : L’enrichissement d’uranium revient au cœur des priorités américaines. Washington annonce la reconstruction de capacités industrielles sur son territoire, avec l’appui partiel de partenaires français, alors que les décisions prises depuis 2024 et les tensions avec la Russie ont profondément modifié l’équilibre du marché nucléaire mondial.

Mark Zuckerberg doit s’expliquer en justice : on accuse Meta et Google d’avoir « fabriqué l’addiction des jeunes »

Mark Zuckerberg doit s’expliquer en justice : on accuse Meta et Google d’avoir « fabriqué l’addiction des jeunes »

Introduction : Depuis le 9 février dernier, Meta et Google (via sa filiale YouTube) comparaissent devant un tribunal en Californie. Cette affaire emblématique fait suite à la plainte de Kaley G.M., une Américaine âgée de 20 ans. Utilisatrice de YouTube dès 6 ans et d’Instagram depuis ses 11 ans, elle accuse ses plateformes d’avoir créé une véritable addiction aux réseaux sociaux, et de lui avoir occasionné des problèmes sévères, dont une dépression, de l’anxiété et des troubles de l’image de soi.

Vaccin à ARNm contre la grippe : la FDA refuse d’examiner la demande de Moderna

Vaccin à ARNm contre la grippe : la FDA refuse d’examiner la demande de Moderna

Introduction : Alors que la Food and Drug Administration (FDA) américaine avait initialement approuvé le protocole d’essai clinique d’un nouveau vaccin à ARNm antigrippal de Moderna, l’agence a soudainement refusé d’examiner la demande de licence de la société biotechnologique. Les autorités ont allégué que les essais ne respectaient pas certaines exigences de contrôle, mais des observateurs jugent cette décision politiquement motivée.

Sous pression de Trump, Goldman Sachs supprime les critères de diversité pour son conseil d'administration

Sous pression de Trump, Goldman Sachs supprime les critères de diversité pour son conseil d'administration

Introduction : Longtemps fer de lance des politiques inclusives, le géant Goldman Sachs vient de signer un accord confidentiel, révélé par le Wall Street Journal, pour supprimer ses quotas de diversité. Entre menaces judiciaires et pression de l’administration Trump, la banque américaine emboîte le pas à Morgan Stanley et Citi.

Pourquoi l’accumulation illimitée de richesse est incompatible avec la démocratie

Pourquoi l’accumulation illimitée de richesse est incompatible avec la démocratie

Introduction : L’absence de régulation, c’est-à-dire l’impunité, donne à des individus un sentiment de toute-puissance. Ce sont les mêmes qui, par l’intrigue, par l’influence et par les médias qu’ils possèdent, promeuvent l’idée d’un « laisser-faire » (libéral), demandent à lever les « obstacles réglementaires ». Bref : à l’image de ce que font Donald Trump ou Javier Milei, ils exigent des aménagements pour se soustraire au règne de la loi – pour pouvoir légalement agir de façon égoïste et antisociale.

Les dossiers Epstein révèlent aussi à quel point les élites n'en ont rien à faire de la planète

Les dossiers Epstein révèlent aussi à quel point les élites n'en ont rien à faire de la planète

Introduction : Au réseau proxénète et pédocriminel mondial s’ajouterait donc une cabale contre l’écologie. Les dossiers Epstein, ces millions de documents liés à Jeffrey Epstein publiés par le ministère américain de la Justice à la demande du Congrès américain, montrent à quel point l’homme d’affaires pédocriminel était proche de patrons, responsables politiques et scientifiques en tous genres. Selon ces conversations désormais publiques, les opinions de Jeffrey Epstein en matière de réchauffement climatique alternaient entre le déni et l’écofascisme. Elles illustrent aussi le travail de sape des ultrariches pour entraver toute action écologique significative.

Affaire Epstein : derrière les complaisances, l’indifférence à la délinquance sexuelle

Affaire Epstein : derrière les complaisances, l’indifférence à la délinquance sexuelle

Introduction : Si la plupart des personnalités internationales qui figurent dans les « Epstein Files » ne sont pas à ce stade soupçonnées de complicité dans les exactions sexuelles du millionnaire, elles ne pouvaient les ignorer. Ce qui ne les a pas empêchées de profiter de son entregent et de ses largesses : ce mélange d’apathie et de cynisme questionne.

L’impôt secret de Trump : les consommateurs américains payent 90 % des droits de douane selon la Fed

L’impôt secret de Trump : les consommateurs américains payent 90 % des droits de douane selon la Fed

Introduction : Les ménages et les entreprises américaines supportent l’écrasante majorité du choc tarifaire sur les droits de douane décidé par Donald Trump. C’est la conclusion, sans ambiguïté, d’une étude publiée par la Réserve fédérale de New York, qui contredit frontalement l’argument de l’administration selon lequel les droits de douane seraient essentiellement payés par les exportateurs étrangers.

Elon Musk est-il devenu riche grâce aux subventions, comme l’affirme Emmanuel Macron ? (Analyse)

Elon Musk est-il devenu riche grâce aux subventions, comme l’affirme Emmanuel Macron ? (Analyse)

Introduction : Emmanuel Macron a qualifié Elon Musk de personne “sur-subventionnée par les agences fédérales américaines”. Nous avons vérifié cette affirmation en nous appuyant sur les données publiques disponibles…. L’affirmation d’Emmanuel Macron selon laquelle Elon Musk a “reçu des milliards de dollars des contribuables américains” est factuellement vraie. Le montant documenté s’élève à au moins 38 milliards de dollars sur vingt ans, avec une accélération marquée ces dernières années.

Les droits de douane sont-ils légaux ? BYD porte plainte et donne des sueurs froides à Trump

Les droits de douane sont-ils légaux ? BYD porte plainte et donne des sueurs froides à Trump

Introduction : La guerre commerciale franchit une nouvelle étape. BYD attaque frontalement les droits de douane imposés par Donald Trump et réclame des remboursements, dans une bataille judiciaire aux enjeux colossaux… Le constructeur chinois est loin d’être un cas isolé. Plus de 1 000 entreprises ont déjà engagé des actions similaires contre le gouvernement américain. Parmi elles figurent des géants mondiaux comme Toyota, Costco, Prada, Valentino, Goodyear ou encore Valero Energy. Toutes contestent l’usage de l’IEEPA pour instaurer des droits de douane généralisés, estimant que l’exécutif a outrepassé ses pouvoirs en contournant le Congrès.

« Vous ne montrez pas beaucoup d’intérêt pour les victimes » : les démocrates américains accusent la ministre de la justice d’« étouffer » l’affaire Epstein

« Vous ne montrez pas beaucoup d’intérêt pour les victimes » : les démocrates américains accusent la ministre de la justice d’« étouffer » l’affaire Epstein

Introduction : Les élus démocrates au Congrès ont accusé mercredi 11 février la ministre de la justice, Pam Bondi, d’« étouffer » l’affaire Epstein en ne respectant pas la loi obligeant l’administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier. « Vous ne montrez pas beaucoup d’intérêt pour les victimes, Madame la ministre de la justice, qu’il s’agisse de celles du réseau d’exploitation d’Epstein ou de la violence gouvernementale meurtrière contre des citoyens américains à Minneapolis », a déclaré Jamie Raskin, principal membre de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, au début de l’audition de Mme Bondi par cette commission.

«Il est temps de grandir» : quand l’ambassadeur américain à l’OTAN compare les pays européens à des enfants

«Il est temps de grandir» : quand l’ambassadeur américain à l’OTAN compare les pays européens à des enfants

Introduction : À quelques jours de la Conférence sur la sécurité de Munich, l’ambassadeur américain à l’OTAN, Matthew Whitaker, a comparé les pays européens à des enfants trop dépendants des États-Unis. Il appelle les alliés à assumer davantage leurs responsabilités militaires, dans un climat de défiance croissante autour du rôle américain au sein de l’Alliance. … L’attente exprimée ne vise pas une coopération équilibrée, mais plutôt une participation plus active de l’Europe aux priorités décidées à Washington. Le rôle des Européens semble redéfini : contribuer davantage, mais dans un cadre stratégique toujours contrôlé par les États-Unis… Cette réorganisation permet aux États-Unis de réduire leur présence visible sans perdre le contrôle. Les Européens prennent plus de responsabilités, mais les grandes décisions continuent de se prendre à Washington. L’idée de « renforcer l’Europe » reste encadrée de près. Dans ce climat, le soutien à l’Ukraine s’inscrit dans la même logique : plusieurs pays européens achètent des armes américaines pour les livrer à Kiev. Les États-Unis fabriquent, les Européens paient, et les livraisons se poursuivent « aussi longtemps que nécessaire jusqu’à la signature d’un accord de paix ».