États-Unis/Occident

L'IA menace déjà le travail et les diplômes : vers une « génération perdue » ?

L'IA menace déjà le travail et les diplômes : vers une « génération perdue » ?

Introduction : Économiste au CEPII et cofondatrice de l’Observatoire des emplois menacés et émergents, Axelle Arquié voit dans l’intelligence artificielle un choc comparable à la révolution industrielle. Cette fois, l’automatisation vise les cadres et les diplômés. Et sans compromis institutionnel, prévient-elle, les gains de productivité seront, une fois de plus, absorbés par le capital, au détriment du travail.

« Un vol d’une ampleur sans précédent » : les documents qui fragilisent OpenAI

« Un vol d’une ampleur sans précédent » : les documents qui fragilisent OpenAI

Introduction : « Le plus grand vol de travail de l’histoire de l’humanité » : cette déclaration reprise par le New York Times dans sa procédure en justice contre OpenAI résonne particulièrement fort puisqu’elle émane de Brent Hecht, directeur scientifique de Microsoft. Dans un mémoire de synthèse remis à la justice, l’éditeur du célèbre quotidien aligne les éléments à charge contre le créateur de ChatGPT… Le témoignage de Brent Hecht est particulièrement embarrassant. Selon lui, « des millions de personnes dans le monde considéreront bientôt que les grands modèles qui « aspirent » tout leur travail constituent un vol d’une ampleur sans précédent ». Il admet que « presque personne n’avait prévu que les contenus créés seraient utilisés de cette manière, sans que leurs auteurs soient rémunérés ». Le directeur scientifique de Microsoft estime aussi qu’accepter l’argument d’OpenAI selon lequel le moissonnage de contenus n’est que du « fair use » revient à complètement vider la notion de son sens. « Ces propos reflètent le point de vue personnel d’un employé et ne constituent pas une analyse juridique », a déclaré Microsoft auprès d’Ars Technica.

La vague anti-IA se retourne contre les patrons de la tech, qui craignent pour leur sécurité

La vague anti-IA se retourne contre les patrons de la tech, qui craignent pour leur sécurité

Introduction : Dans la Silicon Valley, les fleurons de l’intelligence artificielle font face à des menaces grandissantes, numériques, mais aussi physiques dans les bureaux ou au domicile des dirigeants. “The Wall Street Journal” l’explique par la montée en puissance du mouvement s’opposant aux centres de données et à l’IA… C’est que la colère contre l’IA et les data centers, la crainte d’une razzia sur l’emploi et l’environnement se font de plus en plus fortes. Un récent sondage a montré que 55 % des Américains considèrent que “l’IA fait plus de mal que de bien”.

Le nouveau patron de la Fed tient tête à Trump en relevant les taux directeurs

Le nouveau patron de la Fed tient tête à Trump en relevant les taux directeurs

Introduction : La Réserve fédérale a voté mercredi en faveur d’une hausse de ses taux d’intérêt pour calmer l’inflation, une mesure à l’opposé de ce qu’attendait le président républicain en nommant Kevin Warsh à sa tête. Pour la presse américaine, la décision de la Fed témoigne de sa détermination à lutter contre la hausse persistante des prix.

Le produit dopant expérimental « Wolverine » circule partout sans aucun contrôle : pourquoi les sportifs amateurs et les malades courent un gros risque ?

Le produit dopant expérimental « Wolverine » circule partout sans aucun contrôle : pourquoi les sportifs amateurs et les malades courent un gros risque ?

Introduction : Malgré ces signes alarmants, le pouvoir politique en place aux États-Unis ne semble pas s’inquiéter outre-mesure. Sous l’impulsion de Robert Francis Kennedy Jr. (secrétaire à la Santé et aux Services sociaux depuis le deuxième mandat de Donald Trump), amateur de théories du complot et militant antivax notoire, les restrictions entourant le BPC-157 sont en passe d’être levées. En juillet dernier, un comité consultatif de la FDA s’est prononcéà huit voix contre six en faveur de sa réintégration sur la liste des substances autorisées à la préparation en pharmacie, ouvrant potentiellement la voie à sa fabrication sur ordonnance : un feu vert qui ne risque pas d’endiguer sa démocratisation, bien au contraire.

Les États-Unis proposent 48 chasseurs-bombardiers F-35A à l’Arabie saoudite… à un prix dissuasif

Les États-Unis proposent 48 chasseurs-bombardiers F-35A à l’Arabie saoudite… à un prix dissuasif

Introduction : En effet, le 17 septembre, le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État a diffusé un avis autorisant la vente potentielle de quarante-huit F-35A à l’Arabie saoudite pour 24,3 milliards de dollars. Soit à un prix deux fois plus élevé que pour les cinquante avions proposés aux Émirats arabes unis en novembre 2020…. Enfin, il a également fait valoir que la vente de F-35 à l’Arabie saoudite et leur «soutien associé» n’allait pas «modifier l’équilibre militaire dans la région». Ce qui, en creux, signifie que les appareils destinés à la Royal Saudi Air Force [RSAF] seront moins performants que ceux les F-35I «Adir» israéliens et que Riyad n’aura pas accès à certaines munitions de pointe, comme, par exemple, le futur missile air-air AIM-260 JATM.

Trump transfère à Israël pour 3 milliards de dollars de bombes financées par le contribuable américain

Trump transfère à Israël pour 3 milliards de dollars de bombes financées par le contribuable américain

Introduction : L’administration a également informé le Congrès d’une vente de bombes d’une valeur de 5 milliards de dollars à l’Arabie saoudite. L’administration Trump s’apprête à livrer à Israël un lot de bombes d’une valeur de 3 milliards de dollars, financé par le contribuable américain, comprenant des bombes d’une tonne, une livraison qui constitue le plus important transfert de ce type d’armes de ces dernières années, et ce malgré l’engagement supposé de l’administration à respecter les accords de cessez-le-feu sur plusieurs fronts de guerre d’Israël.

Comment notre société impose le silence autour des agressions sexuelles sur les enfants

Comment notre société impose le silence autour des agressions sexuelles sur les enfants

Introduction : Plus de la moitié des victimes n’évoquent pour la première fois les agressions subies durant leur enfance qu’une fois devenues adultes. De l’emprise psychologique au rôle des institutions et des familles, analyse des mécanismes d’une «silenciation» subie et structurée…. La culpabilité et la honte étaient activement induites par l’agresseur grâce à un mécanisme de renversement de la responsabilité et de la faute. Dans un contexte religieux, cette culpabilité opérait sur deux niveaux simultanément: la transgression sexuelle et la violation de l’ordre moral et spirituel, ce dernier point rendant encore plus difficile la parole. À cela s’ajoute la confusion de rôles, un obstacle majeur au dévoilement: l’agresseur était à la fois le prêtre, l’éducateur, la figure parentale (étant souvent appelé «mon père»), l’ami, le mentor… Il devenait presque impossible pour l’enfant de différencier ce qui relevait de l’autorité, de l’affection ou de la sexualisation.

Dans la bande de Gaza, l'ONU réclame un accès aux corps sous les décombres pour des enquêteurs internationaux

Dans la bande de Gaza, l'ONU réclame un accès aux corps sous les décombres pour des enquêteurs internationaux

Introduction : “Israël refuse l’entrée d’engins lourds destinés au déblaiement des décombres”, a rappelé mardi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé, mardi 15 septembre, que des enquêteurs internationaux soient autorisés à accéder à la bande de Gaza “pour aider à la collecte de preuves”, suspectant de possibles violations et crimes de guerre par Israël. “On exhume actuellement, sur des sites pulvérisés par les attaques israéliennes, les restes de ce qui semble être des familles entières”, a déclaré Volker Türk, affirmant que “la découverte d’un grand nombre de dépouilles sous les décombres à Gaza-ville ravive des préoccupations concernant des crimes de guerre et d’autres crimes atroces”.

Donald Trump menace de ne pas rouvrir le Kennedy Center si son nom n’y est pas apposé, le conseil d’administration le soutient

Donald Trump menace de ne pas rouvrir le Kennedy Center si son nom n’y est pas apposé, le conseil d’administration le soutient

Introduction : Le président des Etats-Unis a pris le contrôle du centre culturel peu après son retour à la Maison Blanche en 2025, en plaçant des fidèles dans son conseil d’administration, avec la volonté de « le remettre dans le droit chemin ». .. L’annonce de la fermeture, faite par le président américain lui-même sur sa plateforme Truth Social et doublée de sa mise en garde, est intervenue peu après qu’un juge fédéral a statué que le nom de Donald Trump ne pouvait pas être réinscrit sur l’imposant bâtiment blanc sans l’accord du Congrès.

Etats-Unis : prisons privées, le nouveau marché

Etats-Unis : prisons privées, le nouveau marché

Introduction : En 2025, CoreCivic et GEO Group, les deux géants américains de la prison privée, ont réalisé 4,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires combiné. Moteur du boom : la politique d’expulsion massive de Trump et son quota d’arrestations, qui a fait bondir l’action CoreCivic de 82 % en une semaine. Un modèle carcéral marchand, adossé au travail forcé des détenus et à un financement politique intégré, qui s’exporte désormais en Australie et en Afrique du Sud… Cette mécanique est connue des économistes sous le nom de rent-seeking : la recherche de rente politique, où des entreprises prospèrent non par l’innovation ou la productivité, mais par leur capacité à influencer les décisions publiques qui structurent leur marché. C’est une caractéristique commune à de nombreux secteurs régulés, mais portée ici à un degré rare…. Au-delà des prisons privées elles-mêmes, le travail des prisonniers américains constitue une économie considérable et largement invisible. En 2021, la valeur des biens, services et marchandises produits par les 51 569 travailleurs incarcérés employés dans les programmes industriels carcéraux représentait plus de 2 milliards de dollars, alors qu’ils ne représentent que 6,5 % du total des détenus américains susceptibles de travailler…. Des entreprises majeures de l’économie américaine ont eu recours, directement ou indirectement à travers des sous-traitants, à cette main-d’œuvre carcérale rémunérée entre quelques centimes et quelques dollars de l’heure : Sears, Target, Starbucks, Whole Foods, Microsoft, McDonald’s, Boeing ont tous été cités dans des enquêtes successives. Le système, peu connu hors des États-Unis, soulève des questions au regard du droit international du travail forcé.

Les États-Unis admettent avoir mis des armes spatiales en orbite

Les États-Unis admettent avoir mis des armes spatiales en orbite

Introduction : Le 14 septembre, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la conférence Air, Space & Cyber de l’Air & Space Forces Association [AFA], le secrétaire à l’Air Force, Troy Meink, a en effet déclaré que «les États-Unis disposent désormais d’armes de contrôle spatial en orbite, capables de défendre les forces interarmées contre toute action hostile». Et cela après avoir expliqué qu’il fallait «relever les défis posés par l’évolution des menaces, où qu’elles se trouvent»… Pour rappel, si le Traité de l’espace signé en 1967 interdit formellement le déploiement d’armes nucléaires [et, plus largement, celui d’armes de destruction massive], il ne dit rien sur les armes susceptibles d’être utilisées contre des engins spatiaux.

Qui a volé le Monopoly ?

Qui a volé le Monopoly ?

Introduction : C’est le jeu de société le plus rentable de tous les temps : plus de 300 millions d’exemplaires vendus et autant de familles fâchées à vie. Mais derrière les billets colorés du Monopoly se cache un immense braquage idéologique. A l’origine, le Monopoly était une arme de guerre anticapitaliste imaginée par une militante féministe pour déceler les failles de la propriété privée. Retour sur une utopie de gauche détournée. La véritable architecte du jeu, c’est Elizabeth Magie. Trente ans avant le prétendu miracle de Darrow, cette sténographe, poétesse et féministe, déposait le brevet du Landlord’s Game (Le Jeu du Propriétaire). Lizzie n’était pas une marchande de jouets, mais une militante. Elle a d’ailleurs fait parler d’elle en faisant paraître une annonce dans laquelle elle se propose au plus offrant, pour dénoncer le mariage comme seule option pour les femmes. Elle suivait les idées d’Henry George, un économiste qui pensait que la terre devait être un bien commun et que les propriétaires devaient payer une taxe pour financer les services publics. Pour Lizzie, le jeu était une démonstration par l’absurde. Elle avait imaginé un plateau avec deux règles qui s’affrontaient. Dans la version « Prospérité », tout le monde gagnait ensemble dès que le joueur le plus pauvre doublait sa mise : l’argent des achats allait dans un pot commun pour le bien de tous. À l’opposé, il y avait la règle « Monopole », celle que l’on connaît, où le but était d’accumuler tout le capital et de ruiner les autres. Pour elle, cette seconde règle était un avertissement, une preuve de la violence du système. Elle espérait qu’en se ruinant virtuellement, les joueurs finiraient par ouvrir les yeux sur les inégalités du monde réel et demanderaient des réformes. Magie ne laisse d’ailleurs aucun doute sur l’intention de son jeu. Il est pour elle « une démonstration pratique du système actuel d’accaparement des terres avec tous ses résultats et ses conséquences habituelles ».

Top 10 des géants de l’agrobusiness : la concentration des entreprises dans l’alimentation et l’agriculture en 2025

Top 10 des géants de l’agrobusiness : la concentration des entreprises dans l’alimentation et l’agriculture en 2025

Introduction : Ce rapport met également en évidence les investissements des entreprises dans les nouvelles technologies, telles que les plateformes numériques, l’intelligence artificielle (IA) et l’édition génomique, qui devraient encore renforcer la mainmise des entreprises sur le système alimentaire. Il s’intéresse également à la manière dont ces multinationales rachètent des entreprises plus petites dans des secteurs devenus stratégiques, et forgent des alliances avec des entreprises de la Big Tech et d’autres grandes entreprises du secteur agroalimentaire afin d’étendre leur domination, depuis les semences jusqu’aux supermarchés7.

Vote par correspondance : retoqué par la Cour suprême, Trump n’a pas dit son dernier mot

Vote par correspondance : retoqué par la Cour suprême, Trump n’a pas dit son dernier mot

Introduction : La plus haute juridiction américaine a bloqué, lundi 14 septembre, un recours de l’administration Trump concernant un décret qui visait à restreindre le vote par correspondance, à sept semaines des “midterms”. Mais l’offensive du locataire de la Maison-Blanche pour changer les règles du jeu électoral est loin d’être terminée, selon la presse américaine.

« Une guerre culturelle » : des livres censurés et des cours sur le climat menacés aux États-Unis

« Une guerre culturelle » : des livres censurés et des cours sur le climat menacés aux États-Unis

Introduction : Du Texas à l’Oklahoma, les attaques contre l’enseignement du réchauffement climatique se multiplient, entre manuels censurés, pressions des partis politiques locaux et autocensure des professeurs… « À force, le changement climatique finit par ressembler à une catastrophe sans origine réelle, comme si elle était tombée du ciel », souffle une lycéenne de la proche banlieue de Miami, ayant requis l’anonymat. Parfois « désemparée par la situation », elle affirme que « près d’un tiers de sa classe » adhère aux théories conspirationnistes de Donald Trump, selon lesquelles le réchauffement climatique serait « un canular ou une invention politique », dans un État où toute référence à ce phénomène a été supprimée des lois en mai 2024.

La guerre menée par l’État contre la gauche n’a pas commencé avec Trump – mais celui-ci l’intensifie

La guerre menée par l’État contre la gauche n’a pas commencé avec Trump – mais celui-ci l’intensifie

Introduction : La guerre menée par Trump contre la gauche mêle le discours de la « guerre contre le terrorisme » au maccarthysme de la Guerre froide… La volonté de l’administration Trump de détourner l’appareil de lutte contre le terrorisme afin de s’en prendre aux mouvements de gauche partout dans le monde s’est intensifiée ce mois-ci, à l’occasion de la tenue d’une « réunion ministérielle internationale sur la résurgence du terrorisme politique. »… La réponse à cette question est parvenue trois jours plus tard, lorsque Trump a signé le Mémorandum présidentiel sur la sécurité nationale n° 7 (NSPM-7). Invoquant la menace de violences politiques de gauche, la directive NSPM-7 constitue pour l’essentiel un plan d’action visant à mobiliser l’appareil antiterroriste américain contre les mouvements de gauche nationaux. Elle témoigne d’une parfaite connaissance des rouages de la répression et d’une capacité à les retourner contre les ennemis intérieurs de Trump sans qu’il soit nécessaire d’adopter de nouvelles lois… Le rapport du Département d’État affirme que cette minuscule nation insulaire, soumise depuis des décennies à un blocus américain, constitue une menace pour les États-Unis en termes « d’espionnage » et de « subversion. » Il s’agit clairement de créer un prétexte, aussi grotesque soit-il, pour mener une guerre visant à renverser le régime cubain. Mais cette manoeuvre vise également à accrocher une cible dans le dos des gens de la gauche américaine.