États-Unis/Occident

« Les États-Unis ont toujours fait preuve d’une remarquable propension à la violence »

« Les États-Unis ont toujours fait preuve d’une remarquable propension à la violence »

Introduction : Bombardement du Venezuela, menaces contre Cuba et l’Iran, tentative d’annexion du Groenland, exactions de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), brutalités policières persistantes… Si la presse se focalise sur le rôle de Donald Trump dans ce déchaînement, elle oublie la longue histoire de violence des États-Unis, à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. La stupéfaction provoquée par le trumpisme ne découle-t-elle pas de l’idéalisation de l’Amérique de Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden ? C’est l’analyse de Wolfgang Streeck, directeur émérite du Max Planck Institute et auteur de nombreux ouvrages en politique étrangère

Donald Trump réclame un milliard de dollars de dommages et intérêts à Harvard, qu’il accuse d’antisémitisme et de « wokisme »

Donald Trump réclame un milliard de dollars de dommages et intérêts à Harvard, qu’il accuse d’antisémitisme et de « wokisme »

Introduction : Accusant Harvard et d’autres universités américaines de promouvoir une idéologie dite « woke » tout en ne protégeant pas suffisamment leurs étudiants juifs lors des manifestations propalestiniennes, l’administration Trump a déposé des plaintes judiciaires et exigé des indemnités exorbitantes.

F 35 : un avion pour gouverner

F 35 : un avion pour gouverner

Introduction : Au moment où les États-Unis, par la voix de l’administration Trump, envisage la possibilité d’une prise de contrôle du Groenland, territoire sous souveraineté danoise, ce même pays a passé commande de plusieurs aéronefs F 35 Lightning II, dont le caractère opérationnel repose sur des dispositifs qui resteront en tout état de cause sous contrôle des États-Unis… Au-delà des questions de financement, la question de l’autonomie stratégique se pose avec une acuité particulière. Les questions militaires relèvent de la souveraineté des nations, mais avec ce système intégré de dépendance croisée, avec un leadership américain en termes de contrôle des emplois, et donc des missions, les pays européens sont littéralement piégés, à l’exception, il faut quand même le dire de la France. Largement critiqué lors de son lancement, le programme Rafale, et les évolutions vers la cinquième génération, montre aujourd’hui toute sa pertinence.

La carte de l’“armada” américaine déployée autour de l’Iran

La carte de l’“armada” américaine déployée autour de l’Iran

Introduction : “L’aide arrive”, avait promis Donald Trump le 14 janvier dernier aux manifestants iraniens. Ce qui n’a pas empêché le régime des mollahs de perpétrer un véritable massacre. Plus de deux semaines plus tard, du matériel militaire continue pourtant d’arriver pour augmenter la pression sur Téhéran. De quoi, possiblement, déclencher un engrenage menant vers la guerre.

“Le nouveau rêve américain est de quitter l’Amérique”

“Le nouveau rêve américain est de quitter l’Amérique”

Introduction : Partir de son pays est un choix de vie qui mêle espoir et désillusion. “CNN” et “The Independent” publient des témoignages de familles américaines expatriées en Europe, tandis que le “Boston Globe” alerte sur l’impossibilité d’échapper à l’ombre planétaire de Trump…. Justement, dans une tribune publiée par le Boston Globe, le journaliste Eugene Scott, qui a suivi Trump pendant une dizaine d’années, pour CNN et The Washington Post notamment, met en évidence le lien direct entre la perception politique et le désir de partir. Selon un sondage Gallup, la proportion d’Américains qui souhaitent s’expatrier atteint 40 % chez les jeunes femmes âgées de 15 à 44 ans. La proportion de citoyens qui voudraient partir tout en désapprouvant la direction politique des États‑Unis atteint près de 30 %, un niveau record.

« C’EST LEUR MONDE QUI S’EFFONDRE » : la défaite américaine va tout changer - Emmanuel Todd

« C’EST LEUR MONDE QUI S’EFFONDRE » : la défaite américaine va tout changer - Emmanuel Todd

Introduction : Emmanuel TODD est anthropologue, démographe et historien, auteur de « Après l’empire » (2002), « Où en sommes-nous ? » (2027) et « La défaite de l’Occident » (2024). Dans cette interview, il déroule une lecture rationnelle du moment historique que nous vivons. Pour lui, ce n’est pas « le monde » qui vacille, mais l’ordre occidental et les élites qui en vivaient, et qui découvrent trop tard que le centre de gravité a basculé. Il replace la Chine au cœur de la réalité industrielle, décrit l’Amérique en perte de contrôle, et l’Europe en posture de dépendance et d’aveuglement. Ukraine, Groenland, Venezuela, Iran : tout est passé en revue pour comprendre le sens de ce qui arrive. Avec les graphiques inédits d’Élucid, et les analyses sans langue de bois d’Olivier Berruyer, Emmanuel Todd propose une synthèse impressionnante et importante de la réalité économique et géopolitique du monde, pour comprendre et anticiper l’avenir.

« Aux Etats-Unis, le nationalisme chrétien participe au démantèlement de la démocratie »

« Aux Etats-Unis, le nationalisme chrétien participe au démantèlement de la démocratie »

Introduction : L’universitaire Julie Ingersoll montre, dans une tribune au « Monde », combien les trois courants constituant le nationalisme chrétien se sont éloignés des idéaux imprégnant les Etats-Unis des origines, notamment en défendant l’idée d’une société théocratique gouvernée par ceux que Dieu a choisis…. Bien que fort différents à maints égards, parfois même incompatibles, les évangéliques dominionistes [du latin dominium, domination, souveraineté], les pentecôtistes de la Nouvelle Réforme apostolique − ce mouvement théologique suprémaciste qui a émergé dans les années 1990 − et les catholiques intégralistes se sont rassemblés pour former le mouvement « nationaliste chrétien ». S’ils puisaient à l’origine tous dans la démocratie et l’égalitarisme, ils partagent aujourd’hui cette conviction commune : l’égalité sociale n’a pas été voulue par Dieu

Au Canada, les droits des Premières Nations à l'épreuve de la transition écologique

Au Canada, les droits des Premières Nations à l'épreuve de la transition écologique

Introduction : Alors que la COP30, qui s’est déroulée en novembre au Brésil, avait fait mention des populations autochtones pour une transition juste, certaines avancées continuent de se faire paradoxalement au prix de l’exploitation de leurs territoires, notamment pour l’extraction des ressources minières stratégiques dans l’Ontario, au Canada.

Cuba dénonce le «chantage» des États-Unis après la menace d’un blocus pétrolier

Cuba dénonce le «chantage» des États-Unis après la menace d’un blocus pétrolier

Introduction : Invoquant une «menace» présumée pour sa sécurité nationale, la Maison Blanche a proclamé «l’état d’urgence» à propos de Cuba. Cette décision ouvre la voie à des droits de douane punitifs contre les partenaires commerciaux de l’île, une mesure qualifiée d’«agression brutale» par La Havane, qui dénonce une politique de coercition et de chantage. .. Le chef de la diplomatie cubaine affirme que « la seule menace » pour la paix, la sécurité et la stabilité régionales est celle des États-Unis, qui tentent de soumettre les pays de la région « à leur diktat », les dépouiller de leurs ressources et porter atteinte à leur souveraineté. Il a dénoncé une « agression brutale » contre un peuple soumis depuis plus de 65 ans à « l’embargo économique le plus long et le plus cruel jamais imposé à un pays ».

Etrangler l’Iran après le Venezuela ; à qui le tour dans la destruction des BRICS

Etrangler l’Iran après le Venezuela ; à qui le tour dans la destruction des BRICS

Introduction : Le Blocus Américain sur l’Iran : Une Stratégie Ciblée Contre la Chine et les BRICS, Profitant de l’Engagement Russe en Ukraine… Cependant, une analyse plus approfondie des enjeux économiques et géopolitiques révèle que cette manœuvre vise avant tout à affaiblir la Chine – principal acheteur de pétrole iranien – et à saper l’alliance BRICS, profitant de l’occupation prolongée de la Russie en Ukraine.

Stephen Miller : l’homme qui traduit les pulsions pyromanes de Trump en politiques

Stephen Miller : l’homme qui traduit les pulsions pyromanes de Trump en politiques

Introduction : Stephen Miller organise ses conférences téléphoniques à 10 heures tous les matins, même le samedi, pas tant comme un conseiller gouvernemental que comme un général de temps de guerre. Il est la voie dominantes dans les débats, jouant le rôle d’intimidateur, d’inquisiteur et de tyran. Il n’accepte aucune excuse et ne tolère aucune dissidence. Le chef de cabinet adjoint chargé des politiques de Donald Trump poursuit sans relâche la vision du président, en particulier lorsqu’il s’agit d’expulser les immigrants du pays, et il dirige des réunions rigoureuses et efficaces. Le consensus n’est pas l’objectif. Au lieu de cela, Miller exige des rapports d’étape sur sa campagne de déportation massive et donne des ordres à toute la panoplie d’agences fédérales chargées de l’application de la loi, notamment le FBI, le CBP, l’ICE, le HHS et le DOD. Un haut fonctionnaire qui a participé à ces appels nous a confié que l’intensité et l’urgence de ceux-ci tournent souvent à l’intimidation. « Il pousse tous ses collaborateurs dans leurs derniers retranchements, car il sait que le temps presse, explique cette personne. Il passe son temps au téléphone à hurler sur tout le monde. Personne n’est épargné par sa colère »… Pour ses détracteurs, Miller incarne avec son sourire narquois tout ce qu’ils considèrent comme dangereux et autoritaire dans l’administration Trump. Il a été qualifié de nazi, de néonazi, de suprémaciste blanc, de kapo et de Lord Voldemort. Des affiches de Miller, les lèvres pincées et le front plissé, ont été placardées partout dans la capitale nationale, avec les mentions « CREEP » (monstre) et « FASCISM AIN’T PRETTY » (le fascisme ce n’est pas joli). Son propre oncle l’a dénoncé, écrivant à un moment donné que si les politiques d’immigration de Miller avaient été appliquées il y a un siècle, leur famille, qui avait fui les pogroms anti-juifs en Europe, « aurait été exterminée ».

Au Venezuela comme ailleurs, les États-Unis ont échoué à imposer des transitions politiques durables par la force

Au Venezuela comme ailleurs, les États-Unis ont échoué à imposer des transitions politiques durables par la force

Introduction : Rien dans les actions ouvertement illégales de Donald Trump à l’encontre du président vénézuélien Nicolás Maduro n’indique que la classe dirigeante américaine a tiré les leçons de l’expansionnisme impérialiste et des échecs des États-Unis en Afghanistan, en Irak ou au Venezuela même… Depuis longtemps, Trump utilise les déclarations comme moyen de pression, agissant comme si le simple fait de s’affirmer avec force pouvait faire plier les États, les marchés et les sociétés à sa volonté. Mais les gouvernements étrangers – en particulier ceux qui s’appuient sur des mouvements politiques populaires et des projets nationalistes forgés dans le conflit avec la puissance américaine – ne s’effondrent pas simplement parce qu’un président américain en décide ainsi… Ces agissements ne sont pas ceux d’un stratège impérial compétent. Elles sont le reflet du vrai Trump : sûr de lui, mais dénué de compétences. C’est une leçon que Juan Guaidó a apprise à ses dépens lorsque, assuré par les responsables américains qu’il bénéficierait rapidement du soutien de l’armée vénézuélienne, il s’est posté devant la base militaire de La Carlota dans l’attente d’un coup d’État qui n’est jamais venu… Peut-être que cette opération visait à détourner l’attention des deux menaces qui continuent de le hanter : Jeffrey Epstein et l’économie. Peut-être a-t-elle été encouragée par Marco Rubio, désireux de remporter une victoire en matière de changement de régime pendant son mandat au département d’État. Ou peut-être que Trump voulait simplement vivre son propre moment « Bin Laden », refusant de laisser Obama conserver cette place unique dans l’histoire. Peut-être s’agit-il d’une combinaison des trois.

« Instagram est une drogue » : des documents internes à Meta ravivent les critiques sur la nocivité des réseaux sociaux

« Instagram est une drogue » : des documents internes à Meta ravivent les critiques sur la nocivité des réseaux sociaux

Introduction : Dans un procès assez médiatisé aux États-Unis, des documents internes à Meta semblent indiquer que la firme avait conscience des effets délétères de ses applis sur la santé mentale des plus jeunes, mais a redoublé d’efforts plutôt que de se remettre en question… Des échanges entre salariés de l’entreprise montrent l’agressivité de Meta dans cette démarche. « Nous avons appris que l’une des choses que l’on doit faciliter est le coup d’œil discret à son téléphone sous le bureau pendant les cours de bio », lit un mail. Un autre reconnaît que « les adolescents ne peuvent pas se passer d’Instagram même s’ils le voulaient. » Une constatation qui mène un employé à blaguer sur le fait que « Instagram est une drogue » et que les personnes développant l’application sont « quasiment des dealers ».

« Les États-Unis sont un empire voyou dirigé par des gangsters » - Chris Hedges

« Les États-Unis sont un empire voyou dirigé par des gangsters » - Chris Hedges

Introduction : La classe dirigeante des États-Unis, coupée d’un univers fondé sur les faits et aveuglée par l’idiotie, la cupidité et l’orgueil démesuré, a réduit à néant les mécanismes internes qui empêchent la dictature, mais aussi les dispositifs externes conçus pour prévenir un monde anarchique marqué par le colonialisme et la diplomatie de la canonnière. Nos institutions démocratiques sont moribondes. Elles sont incapables ou peu disposées à freiner notre classe dirigeante mafieuse. Le Congrès, infesté de lobbyistes, est un appendice inutile. Il a depuis longtemps renoncé à son autorité constitutionnelle, notamment au droit de déclarer la guerre et d’adopter des lois. L’année dernière, il n’a envoyé que 38 maigres projets de loi au bureau de Donald Trump pour qu’ils soient promulgués. La plupart étaient des résolutions de « désapprobation » annulant les réglementations adoptées sous l’administration Biden. Trump gouverne par décret impérial au moyen d’executive orders. Les médias, détenus par des entreprises et des oligarques, de Jeff Bezos à Larry Ellison, sont une caisse de résonance pour les crimes d’État, parmi lesquels le génocide en cours des Palestiniens, les attaques contre l’Iran, le Yémen et le Venezuela, et le pillage auquel s’adonne la classe des milliardaires. Nos élections gorgées d’argent sont grotesques. Le corps diplomatique, chargé de négocier des traités et des accords, de prévenir les guerres et de construire des alliances, a été démantelé. Les tribunaux –malgré certaines décisions courageuses de juges, notamment le blocage du déploiement de la Garde nationale à Los Angeles, Portland et Chicago – sont les laquais du pouvoir des entreprises et sont supervisés par un ministère de la Justice dont la fonction principale est de faire taire les ennemis politiques de Trump….

À Philadelphie, la résurgence du mouvement Black Panther en lutte contre l’ICE

À Philadelphie, la résurgence du mouvement Black Panther en lutte contre l’ICE

Introduction : Des individus se réclamant du Black Panther Party for Self-Defense se sont montrés dans les rues de la métropole américaine ces dernières semaines. Se présentant comme une réponse aux violences policières et aux actions de l’ICE, la police de l’immigration, ils revendiquent l’héritage du célèbre mouvement révolutionnaire des années 1960.

Washington accroît la pression sur l’Iran en annonçant un exercice militaire au Moyen-Orient

Washington accroît la pression sur l’Iran en annonçant un exercice militaire au Moyen-Orient

Introduction : Les États-Unis ont de nouveau laissé planer mardi la menace d’une action militaire contre l’Iran en affirmant qu’ils allaient mener un exercice aérien de plusieurs jours dans la région. Dans le même temps, les efforts diplomatiques “s’intensifient pour parvenir à un accord qui empêcherait un embrasement régional”, rapporte la presse internationale.

Yann LeCun claque la porte de Meta et balance : « Les LLM sont une impasse, la Chine va gagner »

Yann LeCun claque la porte de Meta et balance : « Les LLM sont une impasse, la Chine va gagner »

Introduction : On a lu pour vous dans le New York Times : le chercheur français Yann LeCun, lauréat du prix Turing (le « Nobel de l’informatique ») et figure historique de l’IA, vient de lâcher une bombe dans une interview au New York Times. Après avoir quitté Meta en novembre 2024 où il était chief AI scientist depuis 12 ans, le pionnier des réseaux de neurones affirme sans détour que les investissements massifs de la Silicon Valley dans les grands modèles de langage (LLM) représentent une « impasse » qui ne mènera jamais à une IA de niveau humain, encore moins superintelligente…. « C’est un désastre », tranche LeCun. « Si tout le monde est ouvert, le domaine dans son ensemble progresse plus vite. » Et pendant que la Silicon Valley se referme, la Chine continue de publier en open source. Résultat : les modèles chinois comme Qwen d’Alibaba et DeepSeek alimentent désormais près de 30 % de l’utilisation mondiale de l’IA, contre seulement 1,2 % fin 2024. « Les bonnes idées viennent de Chine », assène LeCun. « Mais la Silicon Valley a aussi un complexe de supériorité, donc elle ne peut pas imaginer que les bonnes idées puissent venir d’ailleurs. »

Les Américains jugent sévèrement l'intervention de Donald Trump au Venezuela

Les Américains jugent sévèrement l'intervention de Donald Trump au Venezuela

Introduction : L’opération militaire de début janvier, la capture de Nicolás Maduro et la gestion globale du dossier vénézuélien sont largement rejetées par l’opinion publique aux États-Unis. Démocrates et indépendants s’y opposent. Et même chez les Républicains, le soutien reste minoritaire et souvent partiel. L’image d’un Donald Trump «homme de paix» ne convainc pas.

TikTok accusé de censurer des messages anti-Trump aux États-Unis

TikTok accusé de censurer des messages anti-Trump aux États-Unis

Introduction : La plateforme chinoise, qui vient de passer entre les mains d’un consortium d’investisseurs américains proches de Donald Trump, est accusée de censurer certains contenus critiquant le président américain. Le gouverneur démocrate de Californie a décidé d’ouvrir une enquête sur le sujet. De son côté, TikTok souligne que ses règles de modération de contenu n’ont pas évoluées depuis son passage sous pavillon américain.