Kaja Kallas, la diplomate européenne devenue sergent-recruteur pour l’Ukraine
Introduction : Depuis sa nomination le 1er décembre 2024 à la tête de la diplomatie européenne, l’Estonienne Kaja Kallas incarne le clivage entre les pays frontaliers de la Russie, pour qui Moscou est l’ennemi existentiel, et les pays du sud de l’Europe, pour qui la Russie n’est qu’un dossier parmi d’autres. Fille d’un apparatchik soviétique devenu artisan de l’indépendance estonienne, elle a fait toute sa carrière dans le sillage de son père, jusqu’à devenir Première ministre en 2021 puis Haute représentante de l’UE. Convaincue qu’aucune diplomatie n’est possible avec Moscou, elle a orienté la politique extérieure de l’Union au service des intérêts stratégiques de l’Europe de l’Est, au risque de marginaliser la France et les pays latins…. Elle est parvenue à orienter toute la politique extérieure de l’Union au profit des intérêts stratégiques des pays d’Europe de l’Est. À quelques exceptions près, ses efforts sont tournés contre la Russie de Vladimir Poutine, se préoccupant pour la forme de l’offensive israélo-américaine dans le golfe Persique et au Proche-Orient, de la guerre au Soudan, au Mali ou des provocations algériennes. Elle s’en désintéresse d’autant plus qu’elle craint que l’opinion publique européenne ne se détourne de la guerre qu’elle croit inéluctable, contre Moscou.
Note du rédacteur : Quand l’idéologie est au pouvoir, c’est la catastrophe assurée !