« Nous sommes face à une situation urgente » : la Suède va créer des prisons pour les enfants de 13 ans devenus meurtriers et membres de gangs
Introduction : Depuis le début du XXe siècle, la Suède s’est enorgueillie d’une justice des mineurs tournée vers la réhabilitation. À la simple punition, le gouvernement lui préférait des centres éducatifs fermés et un accompagnement social poussé : un modèle cité en exemple dans les pays nordiques, aujourd’hui en ruine devant la violence des gangs que les pouvoirs publics n’ont pas su endiguer. Le gouvernement conservateur d’Ulf Kristersson, son premier ministre, a tiré les conclusions de cet échec : l’heure du tout éducatif est révolue et il faut oser la répression. Le 15 juin, le Parlement votera une loi abaissant l’âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans pour les crimes les plus graves, passibles de quatre ans d’emprisonnement : meurtres, tentatives de meurtres, attentats à l’explosif avec circonstances aggravantes, viols aggravés… Huit établissements pénitentiaires aménagent déjà des quartiers réservés aux mineurs pour une entrée en vigueur prévue au 1er juillet 2026.
Extrait : Depuis le début du XXe siècle, la Suède s’est enorgueillie d’une justice des mineurs tournée vers la réhabilitation. À la simple punition, le gouvernement lui préférait des centres éducatifs fermés et un accompagnement social poussé : un modèle cité en exemple dans les pays nordiques, aujourd’hui en ruine devant la violence des gangs que les pouvoirs publics n’ont pas su endiguer.
Le gouvernement conservateur d’Ulf Kristersson, son premier ministre, a tiré les conclusions de cet échec : l’heure du tout éducatif est révolue et il faut oser la répression. Le 15 juin, le Parlement votera une loi abaissant l’âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans pour les crimes les plus graves, passibles de quatre ans d’emprisonnement : meurtres, tentatives de meurtres, attentats à l’explosif avec circonstances aggravantes, viols aggravés… Huit établissements pénitentiaires aménagent déjà des quartiers réservés aux mineurs pour une entrée en vigueur prévue au 1er juillet 2026. L’impunité légale des mineurs : une aubaine pour les gangs suédois
Selon le rapport officiel de la Direction nationale de la police suédoise, la police recense environ 1 700 mineurs identifiés comme membres de gangs à part entière. Plus largement, environ 3 700 mineurs sont directement liés ou gravitent autour de ces réseaux (guetteurs, transporteurs, hébergeurs de drogue ou d’armes). Des chiffres qui donnent le vertige pour un pays comptant à peine plus de 10 millions d’habitants.
Les chefs de gangs, souvent basés à l’étranger (en Turquie ou en Afrique du Nord), gèrent le recrutement des membres à distance, souvent sur les réseaux sociaux comme TikTok, Snapchat ou même Instagram. Comprenant bien que l‘irresponsabilité pénale des mineurs des moins de 15 ans constituait une protection juridique sur mesure, ils ont fait de cette population un véritable vivier, notamment pour le narcotraffic. Recruter un enfant de 11 ou 13 ans pour commettre un meurtre ou poser une bombe (la grande « spécialité » criminelle de la Suède), c’était s’offrir un exécutant intouchable par la loi.
Note du rédacteur : Voilà qui pourrait instpirer la France !