« Face au siège contre Cuba, le silence de l’UE est assourdissant »

Introduction : Renforcement de l’embargo, sanctions secondaires tous azimuts, menaces répétées d’intervention militaire… ces derniers mois, l’administration Trump n’a cessé d’accroître sa pression contre Cuba. Face à cette escalade imposée par les Etats-Unis, l’Union européenne se montre silencieuse. Un attentisme d’autant plus déroutant que les relations cubano-européennes sont historiquement caractérisées par d’importantes coopérations, que l’envoi de médecins cubains en Italie durant la pandémie de Covid est venue rappeler. Nous nous sommes entretenus avec Juan Antonio Fernández Palacios, ambassadeur de Cuba auprès de la Belgique et de l’Union européenne…. Et ce qu’il y a de plus cruel aujourd’hui – vous le savez – c’est le décret exécutif du 29 janvier, qui déclare un état d’urgence nationale pour les États-Unis en considérant Cuba comme une menace inhabituelle et extraordinaire pour leur sécurité nationale. Un pays de 9 millions d’habitants. À travers cela, ils menacent les acteurs publics et privés – États ou entreprises – qui fourniraient de l’énergie à Cuba, du pétrole ou du carburant à notre pays.

Extrait : Rien ne justifie une intervention à Cuba, et il n’existe aucune raison de le faire. D’abord, nous sommes un pays de paix. L’Amérique latine et les Caraïbes sont une zone de paix. Rien ne justifierait une intervention des États-Unis, et nous avons le droit de préserver notre souveraineté, notre indépendance, notre modèle et notre système politique.

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