Et si Washington décidait du prix de l'IA en Europe ?
Introduction : L’IA est devenue une infrastructure critique pour les entreprises européennes. Mais son accès repose sur une chaîne de valeur concentrée et largement sous juridiction américaine…. En parallèle, Washington réfléchit autrement et souhaite accroître sa pression sur les acteurs économiques européens, désormais massivement dépendants à l’IA pour leur productivité et leur compétitivité. Couper l’accès direct à l’IA ? Non, cela représenterait un manque à gagner trop important pour les hyperscalers américains. Mais multiplier le prix d’accès à l’IA par deux, par cinq, ou même par dix pourrait bien être une stratégie efficace.
Extrait : En parallèle, les prix actuels sont maintenus artificiellement bas pour maximiser la vitesse d’adoption de l’IA et la création de dépendances. Autrement dit, les ressources physiques engagées croissent beaucoup plus vite que la valeur effectivement facturée. Les premières doses sont presque gratuites… À titre d’exemple, en attendant que les data centers européens de Mistral ne soient pleinement construits et opérationnels, l’entreprise s’appuie aujourd’hui sur des clouds existants, notamment Microsoft Azure et Google Cloud, pour héberger et exécuter ses modèles.