Trente ans après la fin du siège de Sarajevo, l'hypothèse glaçante des «safaris humains» refait surface
Introduction : Trois décennies après le siège de la capitale bosnienne (1992-1996), en pleine guerre de Bosnie-Herzégovine, le possible scandale de riches étrangers venus «chasser» des civils a été relancé par l’ouverture d’une enquête judiciaire en Italie… La justice transalpine s’intéresse aujourd’hui à au moins cinq profils, dont un homme italien de 80 ans, un nostalgique du fascisme s’étant vanté d’avoir tiré sur des civils pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995), en ex-Yougoslavie. Les autres suspects évoqués seraient un chasseur originaire du centre de l’Italie, un banquier de Trieste, ainsi que des hommes résidant à Milan, Turin et dans le Frioul, selon le quotidien La Reppublicca… Dans le sillage de l’ouverture de l’enquête, Ezio Gavazzeni a rassemblé de nouveaux témoignages, dont celui d’un Français se présentant comme un ancien parachutiste, surnommé «Le Français». Il décrit des séjours organisés depuis Trieste (est de l’Italie) par le biais d’une agence de sécurité milanaise, avec de petits groupes de «clients» et sympathisants d’extrême droite, ayant payé jusqu’à l’équivalent de 100.000 euros par jour, encadrés par des hommes armés et conduits sur les lignes serbes surplombant Sarajevo pour tirer sur les habitants de la ville. Le récit évoque une tarification progressive des victimes, les enfants étant les cibles les plus «chères».