Que peut faire l'Europe face aux velléités prédatrices de Donald Trump sur le Groenland ?
Introduction : Face au spectre d’un rapport de force, la Première ministre danoise a prévenu qu’une attaque contre le Groenland signerait la fin de l’Otan, et ainsi de 80 ans de “sécurité d’après-guerre”. Pour Marion Messmer, l’Europe peut justement appuyer sur cet argument auprès de Washington. “Chaque jour, les Etats-Unis tirent profit de leur présence militaire en Europe. De nombreuses opérations seraient bien plus coûteuses à mener pour les Etats-Unis” sans cette présence sur le Vieux Continent, et sans cette coopération transatlantique. Si les menaces perdurent, les Européens pourraient activer d’autres leviers de pression, poursuit la chercheuse : menacer de fermer des installations militaires américaines en Europe, ne plus ravitailler des navires américains, rendre plus coûteuse la présence de forces américaines… Le vice-chancelier autrichien, Andreas Babler, a quant à lui appelé l’UE à mettre au point un “catalogue” de mesures dissuasives. Il propose notamment de menacer Washington de sanctions “sévères” ciblant les géants américains de la tech, ou de droits de douane “punitifs” sur certains produits agricoles.