De la guerre à la « non-agression » : comment les 14 points du protocole Iran-États-Unis redessinent le rapport de force au Moyen-Orient
Introduction : En combinant les trois premiers articles, l’Iran obtient ce qu’il cherchait depuis des années : un engagement écrit des États-Unis à ne plus chercher à le renverser ni à utiliser la force ou la menace pour peser sur sa politique intérieure. Sur le plan symbolique, le texte reconnaît la République islamique comme interlocuteur légitime et durable, bien loin des promesses initiales de « changement de régime » qui accompagnaient la doctrine de pression maximale… Cette reconnaissance se double d’un verrou juridique : l’accord final doit être entériné par une résolution « contraignante » du Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui élèvera l’engagement de non-agression et le respect de la souveraineté iranienne au rang de norme internationale. Un tel dispositif limitera d’autant la marge de manœuvre d’une future administration américaine souhaitant revenir à une stratégie de sanctions unilatérales et de menaces militaires.