En Tunisie, la culture du viol règne en toute impunité

Introduction : Rihab Boukhayatia, journaliste et juriste de formation, alerte, sur le site “Nawaat”, sur l’état des droits des femmes en Tunisie, où députés et autorités religieuses minimisent le viol conjugal, ainsi que celui des femmes noires. Le corps de la femme n’est pas un corps. C’est une prise. Une surface. Une promesse d’appropriation. Qu’elle soit blanche, noire, rousse, belle ou jugée laide, elle est d’abord cela : une chose disponible, une matière offerte à la contrainte. Née coupable d’un vagin, de deux seins visibles, et d’avoir en face d’elle un mâle que l’on excuse d’avance car “pulsionnel”, “animal”, “primate”. On appelle cela, avec une pudeur obscène, la “culture du viol”.

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