Un prince, des réseaux, une idéologie suprémaciste : plongée dans la nébuleuse Pahlavi
Introduction : Ces derniers mois, le fils du dernier Chah d’Iran, Reza Pahlavi, est devenue une figure médiatique de plus en plus incontournable. Mais derrière ses propos apparemment modérés, ses partisans dévoilent une ligne politique radicale, avec des discours identitaires et racistes assumés, ainsi que des intimidations, des menaces et des alliances avec l’extrême droite. En France comme à l’international, la mouvance monarchiste s’appuie en outre sur des réseaux d’influence et des soutiens controversés. Ce qui interroge la nature réelle du projet politique porté par le prince héritier… Des slogans tels que « Une seule patrie, un seul drapeau, un seul leader : le prince Reza Pahlavi », rappelant le fameux « Ein Volk, ein Reich, ein Führer » (Un peuple, un empire, un chef), scandé sous le Troisième Reich nazi, ont ainsi été entonnés ce jour-là. Certains partisans portaient des casquettes siglées « Make Iran Great Again », inspiré du mantra trumpien. Et des « Mort aux trois corrompus : mollahs, gauchistes, moudjahidines ! » ont également été scandés, reprenant une formule lancée par Yasmine Pahlavi, femme de Reza, présente à Münich. Lors de rassemblements à Paris, Genève ou Bruxelles, on a également vu des partisans scander de tels mots d’ordre, s’en prenant à la gauche iranienne et européenne. Autant de signes manifestes d’une proximité de vues de plus en plus forte avec les extrêmes droites internationales.