Les armes nucléaires israéliennes, oubliées du débat public

Introduction : Derrière le récit d’une supériorité militaire israélienne incontestée, les trois dernières semaines révèlent une toute autre réalité : systèmes de défense débordés, capacités de riposte iraniennes intactes, objectifs politiques hors de portée. Ni victoire décisive, ni défaite nette, mais une montée en intensité où chaque accroît le risque d’un basculement irréversible. Les armes nucléaires israéliennes, et le risque de leur utilisation, sont les grandes oubliées du débat public – alors que cette possibilité a récemment été évoquée par un conseiller de Donald Trump… Ted Postol, professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology et ancien conseiller du Pentagone, estime que le taux d’interception des missiles balistiques n’excède pas un sur vingt. « Les Israéliens parlent d’un taux de 87 %, c’est totalement faux. Nous sommes en dessous de 5 % depuis le début », affirme-t-il. « Dès l’origine, Iron Dome a affiché des performances très faibles… Ces systèmes n’ont aucune efficacité réelle, si ce n’est comme mise en scène politique. » Postol n’est pas un cas isolé : plusieurs scientifiques, ingénieurs israéliens et responsables du Pentagone contestent depuis des années les performances affichées de ces dispositifs de défense multicouches… sraël dispose d’un arsenal nucléaire important – officiellement non reconnu – de plus d’une centaine d’ogives, développé avec l’aide de la France et longtemps dissimulé aux États-Unis. Cet arsenal peut être déployé depuis des sous-marins ou des missiles de longue portée. Il est désigné dans la doctrine israélienne comme « l’option Samson », en référence au juge biblique qui fit s’effondrer le temple de ses ennemis au prix de sa propre vie. Cette option pourrait être activée si l’État hébreu se considère menacé dans son existence même.

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