La Syrie comme matrice de la recentralisation régionale

Introduction : La reprise progressive du contrôle territorial par le régime syrien ne signe ni la fin du conflit ni le retour d’un État au sens classique du terme. Elle révèle au contraire l’émergence d’une souveraineté recomposée, partielle et coercitive, où la recentralisation s’opère sans intégration politique ni réconciliation nationale. À travers l’érosion des autonomies locales et l’abandon progressif des illusions autonomistes, la Syrie devient le laboratoire d’un ordre post-conflit fondé moins sur la stabilité que sur la capacité minimale à imposer l’essentiel… Ce retour s’opère dans un contexte international profondément modifié : retrait progressif des soutiens extérieurs, fatigue stratégique des puissances occidentales et acceptation tacite d’une stabilisation autoritaire… Les Kurdes syriens ont cru que leur rôle militaire leur garantirait un avenir politique ; or, ils n’étaient qu’un instrument dans une séquence stratégique limitée ». Cette désillusion n’est ni morale ni accidentelle ; elle est systémique. Les puissances extérieures ne construisent pas des ordres politiques durables pour les minorités ; elles arbitrent des équilibres temporaires, puis s’en retirent lorsque le coût dépasse l’intérêt… Les puissances extérieures, échaudées par l’échec des projets de transformation, privilégient désormais la stabilité minimale à la refondation politique.

Note du rédacteur : La Syrie, comme la Yougoslavie, sont le résultat de l’inculture Américaine/occidentale a toujousr vouloir imposer ses valeurs sans analyser si elles sont socialement et culturellement acceptables!

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