Arnaques sur Facebook : des documents internes accusent Meta d’avoir laissé faire
Introduction : Des documents internes montrent que Meta ne se contenterait pas de subir les publicités frauduleuses diffusées sur Facebook. Derrière leur prolifération se cacherait une stratégie bien plus rentable qu’il n’y paraît, aujourd’hui contestée devant les tribunaux des deux côtés de l’Atlantique. Les publicités frauduleuses récolteraient jusqu’à 15 milliards d’impressions par jour sur le réseau social ! Des documents internes ont montré qu’en 2024, cela représenterait 10 % de ses revenus, soit 16 milliards de dollars. Et ce n’est pas comme si la firme n’était pas capable de les détecter. Pour ceux qui sont suspectés de fraude, elle impose une pénalité tarifaire. Censée les décourager, elle augmente surtout les recettes de Meta. Pire, la plateforme a ignoré ou rejeté 96 % des 100 000 signalements faits par des utilisateurs chaque semaine.
Extrait : Depuis la révélation initiale fin 2025, cette histoire prend de l’ampleur. Reuters a découvert que 19 % du chiffre d’affaires publicitaire en Chine, soit trois milliards de dollars, étaient liés à des arnaques, des jeux d’argent, de la pornographie et d’autres contenus interdits. Meta a lancé une nouvelle équipe de modération, qui a réussi à réduire ce chiffre de moitié. Mais la firme a fait machine arrière pour préserver ses revenus et, mi-2025, ces annonces frauduleuses représentaient de nouveau 16 % des revenus de Meta en Chine.