Bolloré à l’assaut des médias

Introduction : Le groupe Bolloré se résume désormais, mis à part quelques activités industrielles relativement modestes, au secteur des médias et de la culture. Une partie de ces actifs est mise directement au service des idées et parfois des partis politiques d’extrême droite, enjambant la frontière entre le politique et l’économique. Le reste de cet empire médiatique et culturel – pour l’instant du moins – continue à se présenter comme une entreprise « normale », tout en servant d’alibi et de source de financement aux premiers… La prise de contrôle des médias va de pair avec des plans d’économie et d’austérité qui permettent à Vincent Bolloré et ses lieutenants de ramener les contestations à des motivations économiques plutôt qu’à une défense de l’éthique du journalisme et à un refus d’une ligne d’extrême droite. Cessions d’activités, plan de rationalisation, regroupement de sièges sociaux sont autant d’occasions de couper dans les effectifs et de maintenir ceux qui restent sous la menace. L’ensemble du groupe Canal+ a été soumis à une cure de « cost-killing » qui affecte aussi bien ses salarié·es que ses fournisseurs et se poursuit jusqu’à aujourd’hui [9].

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