Que sait-on de l'implication de l'ultragauche, notamment dénoncée par le gouvernement, dans les violences des 17 et 18 octobre ?
Introduction : De nombreuses personnalités politiques, en particulier au sein de l’exécutif, accusent l’ultragauche d’être impliquée dans les violences qui ont visé les forces de l’ordre, ainsi que les dégradations de bâtiments publics et de commerces samedi et dimanche. … Les services de renseignement font toutefois la différence entre “extrême gauche” et “ultragauche”, la première entrant “dans le champ républicain”, comme La France Insoumise (LFI), selon une source sécuritaire à France Télévisions, qui souligne que ce parti n’a pas participé aux violences du week-end dernier. A la différence des membres de l’ultragauche, regroupés dans des “groupuscules violents, radicaux, en marge du champ démocratique et républicain”, qui se situent “hors des partis” politiques, détaille la source sécuritaire. Avec un point commun entre les deux : “la lutte contre le fascisme”…. Les renseignements soulignent toutefois que les militants d’ultragauche ne sont pas responsables des nombreux pillages dans la capitale, qui émanaient d’un “mix de gens” répondant “à des appels sur les réseaux sociaux” les incitant à venir à Paris, détaille la source sécuritaire. Un constat partagé par les chercheurs interrogés par franceinfo. La priorité des militants d’ultragauche “est de s’en prendre aux forces de l’ordre et aux symboles du capitalisme, avec la destruction de McDonald’s ou d’enseignes de grande distribution comme Monoprix”, détaille Sylvain Boulouque…. La magistrate a ainsi contredit l’analyse du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui n’a eu de cesse d’insister sur la responsabilité des réseaux d’ultragauche dans les violences urbaines, tout au long du week-end. La procureure a notamment souligné que de très nombreuses personnes interpellées “ne revendiquent pas de positionnement politique”.