**C'était impossible à gérer** : pourquoi les forces de l'ordre peinent-elles à interpeller les casseurs ?

Introduction : Les policiers et les gendarmes ne sont pas parvenus à empêcher des pillages massifs de commerces, qui ont débuté samedi en plein jour et se sont poursuivis dimanche à Paris, Lyon et Marseille, en marge des mobilisations. … Pour comprendre comment les casseurs ont pu avoir le champ libre, il faut s’arrêter sur la manière dont sont organisées les Compagnies républicaines de sécurité (CRS) et les Compagnies d’intervention (CI), que l’on appelle des unités constituées. Elles opèrent de manière collective, ne peuvent pas se séparer et “n’ont pas pour vocation d’interpeller, ce n’est pas leur métier de base”, souligne Stanislas Gaudon, délégué national du syndicat policier Alliance…. Les interpellations sont, elles, à la charge des unités mobiles, soit principalement les brigades anti-criminalité (BAC), les compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI) et les brigades de répression de l’action violente motorisée (BRAV-M), précise le policier. … Le syndicaliste regrette néanmoins que, dans des villes moyennes comme Angers et Reims, “il n’y ait tout simplement pas de forces mobiles”.