« Javier Milei préfère la réalité alternative à celle, beaucoup moins reluisante, de l’économie réelle en Argentine »
Introduction : Maria Julia Giménez et Stéphane Boisard, spécialistes des extrêmes droites néolibérales en Amérique latine, déplorent, dans une tribune au « Monde », la fascination des ultralibéraux français pour la politique économique du président argentin, jugée alarmante par les instances financières internationales…. En règle générale, les thuriféraires français de Javier Milei s’attardent peu sur sa misogynie et son antiféminisme virulents, son soutien total à Israël et sa politique génocidaire à Gaza, ses attaques systématiques contre la liberté de la presse, les scandales de corruption à répétition, ou encore ses violentes saillies contre tous les droits humains émanant, selon lui, de la « pensée woke »…. Mais son bilan est aujourd’hui jugé préoccupant, voire alarmant, par les grandes instances financières internationales et les bailleurs de fonds privés. Après deux sauvetages en catastrophe, par le Fonds monétaire international et par le gouvernement Trump en 2025, le pays pourrait se retrouver en faillite, à court de devises étrangères pour honorer ses prêts internationaux à très court terme.