Chantage à l'exil fiscal : pourquoi les plus fortunés ne quittent presque jamais la France
Introduction : Le spectre de l’exil des plus fortunés hante chaque débat sur la fiscalité. Il suffit d’à peine évoquer une hausse d’impôt pour les plus riches et c’est l’hémorragie annoncée : les « premiers de cordée » menaceraient de quitter le pays, emportant avec eux emplois, investissements et croissance. Pourtant, cette peur, savamment entretenue par une frange libérale du débat public, résiste mal à l’épreuve des faits. Une récente étude du Conseil d’analyse économique (CAE) vient de le confirmer : en France (comme en Suède avant elle), l’impact réel de l’expatriation fiscale des plus aisés se révèle… marginal.