Raphaël Glucksmann : d’où vient le héraut de la bourgeoisie progressiste ?

Introduction : Mettant fin au suspense, Raphaël Glucksmann a donc officialisé sa candidature à l’élection présidentielle. Sa non-déclaration, le 26 mai 2026 (sur le plateau de TF1, il se donnait « trois mois » pour prendre une décision), avait maintenu la France en haleine. Entre-temps, les médias se sont penchés sur ce nouveau compétiteur, l’homme au « cap clair » mais au programme plutôt nébuleux. La presse people a couvert son « histoire d’amour engagée » avec la journaliste Léa Salamé, tandis que les titres plus sérieux se sont enquis des deep fakes qui ciblent le candidat. Les médias ont été moins diserts sur le passé de Raphaël Glucksmann : d’où vient donc ce nouveau héraut de la bourgeoisie progressiste, qui a depuis quelques années « la cote dans les milieux d’affaires », selon le quotidien pro-business l’Opinion ?

Extrait : Comme « BHL », son engagement est résolument pro-occidental : il soutient dès 2004 la révolution orange en Ukraine, réalisant divers documentaires sur les thématiques qui lui tiennent à cœur. Avec un intérêt particulier pour l’ex-URSS. Sa compagne au commencement des années 2010 n’est autre qu’Eka Zgouladze, vice-ministre de l’Intérieur de Géorgie. En décembre 2014 elle est propulsée à la même fonction… en Ukraine. Naturalisée citoyenne ukrainienne par le chef d’État Petro Porochenko suite à la « révolution » Maïdan, elle obtient ce poste quelques jours plus tard tard. Et Raphaël Glucksmann, à cette époque, n’est pas n’importe qui dans cet écosystème. Il officie comme conseiller du président géorgien Mikhail Saakachvili, qui s’exilera lui aussi en Ukraine pour échapper à des procès après la fin de son règne. Ukraine et Géorgie avaient alors pour point commun d’être en conflit avec la Russie, et en voie de rapprochement avec les États-Unis. Cet épisode est opportunément omis de la plupart des portraits médiatiques de Raphaël Glucksmann. Les réformes de Saakachvili en Géorgie – conseillé par Glucksmann de 2009 à 2012 – sont pourtant loin d’être anodines : abolition du salaire minimum, licenciement de 60 000 fonctionnaires, abaissement de l’impôt sur les sociétés de 20 % à 15 %, et de l’impôt sur les dividendes de 10 % à 5 %. En 2009, la Géorgie était d’ailleurs considérée par Forbes comme le quatrième pays avec la pression fiscale la plus faible au monde…. Les foudres de Raphaël Glucksmann s’abattent uniquement sur les adversaires du bloc occidental. Ses alliés bénéficient d’une singulière mansuétude. Qu’il s’agisse de l’Arabie Saoudite, des pays d’Europe de l’Est opposés à la Russie, de la Turquie ou du Qatar.

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