Le choix de sa fin de vie, ultime liberté
Introduction : En adoptant, en troisième lecture, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir pour des malades atteints d’une affection incurable, les députés ont démontré mardi 30 juin leur capacité à répondre à un enjeu de société majeur. Le texte incarne l’un des rares engagements d’ampleur concrétisés du second quinquennat d’Emmanuel Macron… La légalisation de l’aide à mourir choque, dans son principe, une fraction de l’opinion pour des raisons religieuses ou par critique de son libéralisme. Pourtant, la future loi, qui doit faire l’objet d’un vote définitif le 15 juillet, se veut un point d’équilibre. Ses modalités concrètes incluent, sous réserve d’une future évaluation, des garde-fous nécessaires pour assurer le respect des patients mais aussi des soignants, protégés par une clause de conscience.
Extrait : Le droit de choisir sa mort, comme celui d’avorter, n’oblige personne à l’exercer. Il ne retire rien à ceux qui le rejettent, pas plus qu’il ne devrait entraver l’accès aux soins palliatifs, condition essentielle pour que des malades ne demandent pas à être aidés à abréger leur vie faute d’avoir reçu des soins pouvant alléger leurs souffrances.