Ouverture à la concurrence du train : même des sénateurs de droite décrivent un fiasco

Introduction : Deux sénateurs de droite dressent un bilan critique de la libéralisation du rail : coûteuse pour les finances publiques, elle fait courir le risque d’une « balkanisation » du réseau et de l’abandon des petites dessertes… « Une série de forces centrifuges menacent la cohérence du réseau ferré et pourraient, à terme, fragiliser l’attractivité du train », écrivent les sénateurs, accusant clairement les services de l’État d’impréparation. « En raison d’une confiance excessive dans le “pouvoir magique” de la concurrence, des problématiques majeures, pourtant identifiées de longue date, ont été mises de côté. ».. Dans un monde où le train est un service commercial comme un autre, la SNCF et ses concurrents sont conduits à maximiser leurs profits, en « écrémant » les lignes les moins rentables pour se concentrer sur les « vaches à lait » que sont le Paris-Lyon-Marseille ou le Paris-Strasbourg, selon l’expression d’usage à la SNCF. Ces « petites lignes », requalifiées « lignes vitales » par l’Alliance écologique et sociale qui tente de mobiliser pour leur survie, étaient autrefois financées grâce aux recettes engendrées par la SNCF sur les tronçons rentables — qui représentent à peine un tiers des dessertes selon la compagnie.

Note du rédacteur : Si on arrêter d’ouvrir à la concurrence que ce qui est rentable et de laisser à la société nationale voire à l’État le reste (privatisé les gains, socialiser les pertes), on sera toujours perdant. Il faut introduire lma notion de service public dans ces ouvertures à la concurrence : ex si une entreprise veut prendre Paris Lyon, elle doit aussi prendre Paris Clermont-Ferrand et Maubeuge- Lille ! Si on avait fait cela pour le courrier postal, le Poste ne serait pas en difficulté !

https://reporterre.net/Trains-l-Etat-a-cru-au-pouvoir-magique-de-la-concurrence-et-c-est-un-fiasco