Monopole mortifère de Bernard Arnault sur la presse économique
Introduction : Le phénomène de concentration capitalistique des médias vire au monopole dans certains secteurs de l’information. Concernant le journalisme économique, un constat suffit à mesurer l’ampleur du désastre : la quasi-totalité de la presse économique est aujourd’hui détenue par le milliardaire Bernard Arnault et son groupe LVMH… Ainsi, dès le rachat de Challenges, le nouveau propriétaire impose un changement de ligne éditoriale : de magazine défendant selon sa charte « l’économie sociale de marché », Challenges devient un magazine favorable à « l’économie libérale de marché ». Les journalistes sont priés de signer cette nouvelle charte ou d’aller voir ailleurs si Bernard y est… Outre la maîtrise (et l’imposition) d’une ligne éditoriale, le quasi-monopole d’Arnault sur la presse économique lui permet également d’éteindre la critique contre ses marques avant même qu’elle ne naisse. Qui pourra critiquer LVMH quand toute la presse économique appartiendra à LVMH ? « On risque de devenir un outil de propagande au service […] des intérêts du groupe de luxe », déclare la présidente de la SDJ de Challenges, Delphine Déchaux, citée dans Reporterre.
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