Aliments ultratransformés : « Les méthodes sont les mêmes que l’industrie du tabac »

Introduction : Malgré les nombreuses preuves de leurs effets délétères sur la santé, le gouvernement n’agit toujours pas. Une pétition, lancée notamment par Foodwatch, exige d’encadrer la publicité de ces aliments… À tel point qu’ils comptent pour près de 60 % de l’offre alimentaire en supermarché et plus de 35 % de l’apport calorique moyen des adultes français. Reconnaissables à leur longue liste d’ingrédients comme les additifs, édulcorants, émulsifiants et autres arômes, ces substances sont censées améliorer la durée de conservation, le goût, l’odeur ou la texture des aliments. Objectif : les rendre « hyperappétissants », et ainsi encourager leur surconsommation… Les fabricants de produits ultratransformés ont recours aux mêmes méthodes que l’industrie du tabac : ils rejettent la responsabilité sur les individus, comme si la solution serait simplement l’éducation à l’alimentation. Ils entretiennent aussi le doute en finançant la recherche : entre 2008 et 2023, ils ont financé 3 800 articles scientifiques dont un tiers insistait surtout sur l’activité physique pour la santé.

Extrait : En Europe, l’absence de définition légale des aliments ultratransformés bloque toute régulation. Les industriels profitent de cette faille. Pourtant, la classification Nova permet de les identifier selon leur degré de transformation. C’est aujourd’hui la référence scientifique, elle est utilisée par l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), l’OMS ou l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) afin d’évaluer les effets de ces produits sur la santé.

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