Alice au pays des colons : ce que Le Monde ne veut pas voir

Introduction : Alice au pays des colons, premier film de cinéma produit par Blast, a attiré l’attention du journal Le Monde. L’avis est positif, mais le quotidien s’embourbe en conclusion de sa critique, en fustigeant des « discours d’extrême gauche la plus radicale », désignant ainsi les militants israéliens qui s’opposent à la colonisation. En les catégorisant de la sorte, le journaliste du Monde disqualifie une parole dissidente et, au total, réécrit l’histoire en niant les souffrances des Palestiniens et les témoignages qui les rapportent. Réponse et explication de Yanis Mhamdi, le réalisateur du film. On voit dès lors bien la manière dont l’étiquetage politique chéri des médias occidentaux, une dichotomie entre droite et gauche, se dissout face aux violences exercées en Palestine. L’engagement de ces Israéliens est avant tout mené au nom d’un idéal de paix et de justice. Que cela relève d’une « extrémité » ou non n’a, quelque part, aucun sens. Ce que fait Le Monde n’est dès lors pas anodin : à travers la dénonciation d’une position « d’extrême gauche la plus radicale », il tente de faire croire qu’il existerait des positions ne niant pas les droits des Palestiniens mais plus « modérées » au sein de la société israélienne, plus viables, plus crédibles. Or, cette croyance ne résiste malheureusement pas à l’épreuve des faits.

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