Dans leur livre, paru le 8 avril, Fabien Benoit et Nicolas Celnik décrivent la privatisation grandissante de l’eau, notamment par les acteurs de l’agro-industrie et avec la complicité de l’État.

Introduction : Ils labourent un parking de supermarché, dégradent le réseau routier à l’échelle nationale à force d’incendier des palettes, occasionnent plusieurs millions d’euros de pertes aux opérateurs des autoroutes en les bloquant — si l’État se garde soigneusement de communiquer sur le coût des dégradations, plusieurs sources les évaluent à plus d’une dizaine de millions d’euros. Ces dégradations n’ont presque jamais donné lieu à des poursuites, confortant le sentiment d’impunité de la FNSEA. Gérald Darmanin, qui avait piloté le dispositif de maintien de l’ordre d’une violence sans précédent lors des manifestations de Sainte-Soline, assure cette fois qu’« on ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS », avant d’ajouter : « En tant que ministre de l’Intérieur, à la demande du président et du Premier ministre, je les laisse faire [4]. » Si le syndicat a les coudées franches pour mener ses actions, c’est qu’il peut compter sur des alliés de poids : les membres du gouvernement.

Note du rédacteur : Un autre exemple est nestlé qui prélève 1.5 millions de litre d’eau sur le bassin de Vitelle alors q’il n’a le droit d’en prélever que 1 million….Aucune sanction !! Il est pris la main dans le sac avec sa polution au plastique dans les Vosges, la vente d’eau minérale narurelle qui n’a plus rien de naturelle…Aucune sanction !!

https://reporterre.net/On-m-a-tire-deux-fois-dessus-comment-les-partisans-de-l-irrigation-font-la-loi