L’emploi à la petite semaine : le piège refermé de la flexibilité

Introduction : Alors que les syndicats et le patronat reprennent les négociations, un constat s’impose : la France est dépendante des contrats « flash ». Entre dette abyssale et échec des taxes comportementales, le modèle de l’emploi à très courte durée atteint ses limites. Une addiction qui coûte cher… Selon les données de l’Unédic, au premier trimestre 2025, 81 % des embauches concernaient des contrats de moins d’un mois ou des missions d’intérim, contre 76 % au début de l’année 2000. Ce chiffre est le moteur d’un déséquilibre financier majeur… C’est que les contrats courts consomment plus d’allocations qu’ils ne génèrent de cotisations. En période de ralentissement économique, l’effet ciseau est dévastateur. L’assurance-chômage ne sert plus seulement de filet de sécurité, elle devient le banquier de la précarité.

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