Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d'une amnésie française

Introduction : L’internement des Tsiganes en France a pourtant concerné plus de 6 500 hommes, femmes et enfants en France entre 1940 et 1946, dont plus de 90% étaient de nationalité française. Avant même le début de l’occupation, cette population, déjà surveillée dans ses déplacements grâce un carnet anthropométrique d’identité mis en place en 1912, est assignée à résidence à partir d’avril 1940. “Après le 4 octobre 1940, les préfets de la zone occupée appliquent l’ordre allemand en arrêtant les nomades déjà assignés à résidence pour les mettre dans des camps plus ou moins structurés”, décrit l’historienne Marie-Christine Hubert, autrice d’une thèse d’histoire sur les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale… “Il est important de savoir que la législation sur les nomades, particulièrement discriminatoire, a été appliquée jusqu’en 1969 en France. Cela n’a pas incité à des gestes mémoriaux.” Il a ainsi fallu attendre 2016 pour que le président François Hollande reconnaisse dans un discours “la souffrance des nomades qui ont été internés” et la responsabilité de la France.

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