L’« arsenal répressif » de l’État contre les militants écologistes analysé dans un livre
Introduction : Le livre « Militants écologistes sous haute surveillance » de la journaliste Émilie Petit décortique la répression grandissante de l’État, qui s’appuie sur un arsenal législatif : lois antiterroristes, pour sécuriser les JO… S’appuyant sur les témoignages de militants, magistrats et parlementaires, elle montre comment l’exécutif a intensifié la répression des actions de désobéissance civile grâce à des articles de loi adoptés dans le sillage des attentats du Bataclan (2015) et du mouvement des Gilets jaunes (2020). Des lois conçues pour lutter contre le terrorisme ou sécuriser de grands évènements comme la COP21 et les Jeux olympiques 2024, ont permis de ficher, de perquisitionner, voire d’assigner à résidence des militants qui préparaient des actions non-violentes. Certains, sans casier judiciaire, ont fini « fichés S » après avoir participé à une seule action de désobéissance civile.