La perversion du pouvoir : pourquoi les puissants ne connaissent pas la honte
Introduction : De Macron à Sarkozy, de Balkany à Valls, les figures du pouvoir politique et économique accumulent mensonges, condamnations et revers sans jamais manifester ni honte ni remords. Ce n’est pas une anomalie psychologique individuelle : c’est la condition même de l’accession au pouvoir. Des recherches scientifiques prouvent d’ailleurs que le pouvoir attire les profils pathologiques…
Dans un autre registre, les réactions de Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen à leurs démêlés judiciaires illustrent une autre forme d’indécence. Le premier prétend avoir été envoyé en prison sur la base d’un « faux », alors qu’il a, sur ce sujet, perdu devant la justice par trois fois (1) ; la seconde, condamnée (ainsi que 24 autres personnes, dont 9 eurodéputés) en première instance pour détournement de fonds publics, dénonce une « décision politique ». Deux mensonges éhontés de la part d’un ancien président de la République (qui, à ce titre, est supposé avoir été le garant du bon fonctionnement des institutions – et donc de l’indépendance de la justice), et d’une aspirante à cette même fonction.