« Le RN est tombé dans son propre piège ! » : les ouvriers d’ArcelorMittal et l’arnaque sociale de l’extrême droite
Introduction : Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’Assemblée nationale, où le parti lepéniste ne brille pas particulièrement par ses votes sociaux depuis qu’il a voix au chapitre. Bien au contraire, en s’abstenant lors du vote pour la nationalisation d’ArcelorMittal voulue par la CGT et de nombreux ouvriers, les députés RN n’ont fait que craqueler un peu plus le vernis social de leur parti. Prenant la mesure de son faux pas, Marine Le Pen a réaffirmé son soutien aux ouvriers de l’aciériste français et rappelé son alternative, plus libérale, à une nationalisation : le « golden share » – soit le rachat, par l’État, d’une « action de préférence » qui lui permettrait d’agir sur les décisions majeures sans avoir à posséder toute l’entreprise. Jolie technique, surtout, pour ne pas trop froisser le Medef avec qui le RN est en négociations actives depuis la rentrée. Un habile tour de passe-passe, qui aura du mal à résister aux affres d’une campagne présidentielle.