Guerre des mots : **Le concept de liberté religieuse défie la laïcité**
Introduction : Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État instaure « la liberté de conscience ». Il y a 120 ans. Aline Girard, secrétaire général d’Unité laïque, une association de défense des principes républicains, et Jean-Pierre Sakoun, son fondateur et président, expliquent dans cette tribune pourquoi parler de « liberté religieuse » plutôt que de « liberté de conscience » instille l’idée que la laïcité oppresse les croyants. .. Ce que ne prévoyait cependant pas le législateur français en 1974, c’est l’irruption de la religion dans notre société profondément sécularisée sous la pression d’un islam conquérant, puis d’un évangélisme qui ne l’est pas moins, tous deux donnant d’ailleurs des ailes à la vieille religion majoritaire, le catholicisme. .. On passe insensiblement, par les mots, d’une obligation de neutralité (laisser chacun libre de pratiquer dans le cadre commun du droit) à une obligation positive de faciliter les pratiques religieuses, y compris par des aménagements au droit commun.