Alan Greenspan était un fidèle serviteur de la classe dirigeante

Introduction : Greenspan n’était pas un théoricien abscons. Il était bien pire que cela. Tout au long de sa carrière, il s’est toujours attaché à servir les puissants et à piller les plus démunis. Il a été l’un des principaux artisans de la guerre menée contre la classe ouvrière américaine au cours des cinquante dernières années. C’est ce dévouement aux intérêts de la classe des possédants qui constitue le véritable fil conducteur de la carrière de Greenspan… En 1997, lors d’une audition devant le Congrès, Greenspan a attribué les performances « exceptionnelles » de l’économie à un « sentiment accru de précarité de l’emploi et, par conséquent, à des hausses salariales modérées »… Peu après, il a défendu ces baisses d’impôts lors d’une audition au Sénat, arguant que si le gouvernement fédéral remboursait sa dette et persistait à maintenir un excédent budgétaire, il serait contraint d’utiliser ses réserves de trésorerie croissantes pour investir en bourse, créant ainsi de fait un fonds souverain. Quelle horreur ! L’idée d’augmenter plutôt les dépenses consacrées à l’État-providence, et d’aider ainsi les membres « improductifs » de la société, ne lui est apparemment pas venue à l’esprit…. Greenspan a consacré toute sa carrière à libérer l’élite économique américaine de toute contrainte, un processus qui a justement conduit Donald Trump au pouvoir… Les réductions d’impôts de Bush, adoptées en 2001, ont creusé un énorme trou dans le budget et rendu la fiscalité fédérale nettement moins progressive. Elles ont également supprimé progressivement les droits de succession, favorisant ainsi l’essor des fortunes dynastiques.

Note du rédacteur : Article à lire en écho aux popositions des candidats à l’élection faites au MEDEF.

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