Deux attaques contre Sam Altman exposent une fracture : l’IA n’est plus seulement un débat technologique, elle devient un sujet de sécurité intérieure.

Introduction : En 72 heures, le patron d’OpenAI a été ciblé par un cocktail Molotov, puis par des tirs devant une autre propriété. L’enquête fédérale décrit un suspect jeune, isolé, venu du Texas avec du kérosène et un manifeste accusant l’IA de conduire l’humanité à sa disparition. Le texte saisi cite aussi d’autres dirigeants et investisseurs. Derrière ces attaques, une question s’impose : la peur de l’IA devient-elle un risque concret pour les bâtisseurs de l’IA d’aujourd’hui et de demaii, dans la Silicon Valley, en France, en Europe et dans le reste du monde ?

Extrait : Face à cette montée de tension, l’attitude des élites technologiques alimente le soupçon. Mark Zuckerberg fait construire à Kauai un bunker évalué à 270 millions de dollars, soit environ 248,4 millions d’euros. Peter Thiel possède un refuge en Nouvelle-Zélande. Sam Altman avait confié au New Yorker disposer « d’armes, d’or, d’iodure de potassium, d’antibiotiques et de masques à gaz« . Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn, estime que plus de la moitié des milliardaires de la Silicon Valley possèdent leur « assurance apocalypse« . Cette préparation privée entre en collision avec le discours public. Les mêmes acteurs promettent une transformation bénéfique de l’économie, de la recherche et du quotidien. Dans le même temps, certains se préparent à survivre en autarcie en cas d’effondrement. La dissonance devient politiquement explosive : on ne peut pas durablement vendre une promesse de progrès tout en fortifiant sa propre sortie de secours.

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