Donald Trump et le crony capitalism : un enrichissement personnel sans bornes

Introduction : Du marché des cryptos à la spéculation sur la guerre en Iran, les dernières années auront été extrêmement profitables pour les occupants de la Maison Blanche. Nul n’ignore le goût du président-milliardaire Donald Trump pour l’or. Après tout, c’est sa personnalité d’affairiste impitoyable qui lui a valu d’être élu dans un pays où son Art of the Deal est un best-seller. Un motif obsessionnel de son discours est l’idée selon laquelle les États-Unis auraient été traités de manière injuste par leurs partenaires commerciaux, et qu’il était temps de rétablir l’équilibre via la mise en place de droits de douane exorbitants. Cette approche victimaire se décline cependant sur le plan strictement personnel. Ainsi, Donald Trump déclare régulièrement qu’il trouve injuste d’avoir été empêché de réaliser des profits lors de sa première présidence – et il compte bien se rattraper. L’enrichissement extrême du président et de son cercle proche, notamment familial, est un exemple caricatural d’un mécanisme au cœur du pouvoir nord-américain : le crony capitalism.

Extrait : Le crony capitalism, que l’on peut traduire par capitalisme de connivence, désigne un système économique dans lequel la réussite des entreprises dépend moins de leur efficacité ou de leur capacité d’innovation que de leurs relations privilégiées avec le pouvoir politique. .. Car contrairement au discours libertarien généralement diffusé, les États-Unis sont l’un des États les plus interventionnistes de la planète : du sauvetage des entreprises « too big to fail » à l’extraterritorialité de leur droit pour sanctionner la concurrence, en passant par la restriction des importations susceptibles de concurrencer l’industrie nationale, leurs intérêts étatiques ont toujours primé.

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