Pétrole : Trump veut facturer la protection du golfe Persique, Londres et Paris temporisent
Introduction : En menaçant ses alliés de l’Otan d’un « very bad future » si les Européens, le Japon ou l’Australie ne contribuent pas davantage à ses opérations, le président américain impose sa propre grammaire stratégique. Washington ne présente plus la présence de l’US Navy dans le Golfe comme un bien public global offert au nom de la liberté de navigation ; il la vend comme un service. La protection des flux maritimes, hier assumée par les États-Unis au nom de la mondialisation, devient une prestation facturée, soit en navires, soit en contributions financières sonnantes et trébuchantes. Pour les alliés, cette bascule renverse le contrat implicite de l’après-guerre froide : la solidarité ne va plus de soi, elle se négocie.